1. Douce liqueur (1)


    Datte: 20/08/2021, Catégories: Hétéro

    Les gens passent, mais ne me remarquent pas, je fais partie du décor. Bien qu’impatient, je reste immobile sur le banc devant cette mer qui se déchaîne, en gardant l’oeil sur la sortie des ascenseurs. Enfin, tu apparais en forçant sur moi un sourire honnête et je me délecte de te revoir après toutes ces années. Tu cherches quelque chose dans ton sac à main en passant la sécurité, la surprise est totale lorsque tu relèves les yeux pour me voir face à toi. Ah, la tête que tu fais en me fixant! Nos regards se sont croisés, trahissant la fébrilité du moment. Il est temps de me lever pour marcher vers le restaurant. Où vais-je? Suis-moi, tu le verras bien! Un dernier regard au-dessus de mon épaule m’assurant de ta poursuite et j’enfonce la porte des toilettes. Personne bien entendu, chacun rentre chez soi. En entrant, tu prends le soin de barrer la porte derrière toi. Le regard plein d’interrogations, tu voudrais savoir quels mots utiliser, mais je me lance en premier: -Tu croyais que j’avais oublié, n’est-ce pas? -Je... Mais, qu’est-ce que tu fais ici? -Je voulais te faire la surprise! -Tu ne devrais pas être ici! Oh, mais je suis contente de te voir! -Et moi donc! Je mourrais d’envie de te revoir. Quand je disais que je préparais quelque chose... tu ne seras pas déçue! L’ambiguïté s’efface lentement, je ne tiens plus en place. Tu ne seras jamais aussi belle qu’en cet instant. Cette jupe ferait mon malheur si tu n’étais pas à ma portée et ce veston couvre une blouse d’une ...
    ... légèreté aussi affolante que l’idée de la déchirer. Chaque chose en son temps! J’avance d’un pas sûr et déterminé vers toi, posant les mains sur tes hanches. Voulant m’étreindre tu flattes mes épaules, je glisse en remontant le long de tes flancs et saisis tes poignets pour les plaquer contre le mur au-dessus de ta tête. Le souffle court, le pouls en détresse, nos bouches se frôlent. Je profite de la magie quelques secondes puis je cloue mes lèvres aux tiennes en laissant parler ma langue. Le discours est fougueux, la réplique enflammée, le temps immatériel. Tandis que nos langues fondent l’une en l’autre, je ramène tes mains dans le bas du dos. Je caresse ta joue, descends sous l’oreille puis effleure un moment la peau douce de ton cou. La main droite retourne sur ta hanche pour rapidement monter vers la poitrine, se faufiler sous le pardessus et couvrir délicatement le fruit tendre. La douceur du geste ne semble pas répondre à tes attentes, si bien qu’après avoir abandonné ta position captive, tu poses la main sur ton veston en faisant pression, incitant la mienne à malaxer le sein gonflé. Le tempo accélère, je voudrais te prendre tout entière. Maintenant, j’ai une main sur ta gorge et l’autre sur ta hanche et comme le font les violoncellistes talentueux, je te fais pivoter. Nos têtes appuyées l’une contre l’autre, ta respiration sous mes doigts, je tiens fermement le bas de ton ventre pour te serrer contre moi. J’ai beaucoup plus à offrir que l’intense bandaison qui veut ...
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