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Le choix de Brumaire
Datte: 15/02/2018, Catégories: fh, extracon, pénétratio, fsodo, historique, humour, historiqu,
... presque savoir où ils sont et ce qu’ils font. Un peu comme avec le Grand Roi, Louis le Quatorzième. Ce matin, ils ont prévu d’aller au fin fond de la vallée. Étant un peu souffrant, j’ai demandé à Pierre Dartogny de me remplacer : — Pierre, je vous demande ce service pour aujourd’hui, car vous saurez mettre les holàs si ces trois larrons en prennent un peu trop à leur aise. J’ai toute confiance en vous.— J’accepte volontiers, ça me permettra de les avoir à l’œil. Ça lui permettra aussi de briller, car mon remplaçant est avide de notoriété, surtout depuis qu’il est devenu l’amant que ma maîtresse. Rien de tel qu’une femme pour révéler un homme ! Quelques instants plus tard, le fier carrosse part vers sa destination. Malgré les dénigrements de Plessy qui aurait préféré passer par le fond de la vallée, les trois autres décidèrent de couper par le col des Cabreloux, afin d’aller plus vite. Mains dans le dos, je regarde le véhicule s’éloigner, suivi de la petite troupe. Une fois de plus, présent à mes côtés, Messanville persiffle sans retenue : — Bon débarras et pourvu qu’ils restent longtemps là-bas !— Ils veulent revenir ce soir. Mais je pense qu’ils seront quand même obligés de passer la nuit, là-bas, comme vous dites.— Tant mieux ! Moins je les vois, mieux je me porte. Je vois que vous avez délégué votre mission à Dartogny…— Je ne me sens pas très bien aujourd’hui, et passer une grosse partie de la journée en carrosse ne me disait rien. Même si ce carrosse est confortable. Se ...
... raidissant, il siffle : — Trop confortable pour des serpents de cette espèce !— Mais avouez qu’ils sont devenus moins venimeux depuis ce petit cadeau.— Cet onéreux petit cadeau !— On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. Renfrogné, il grommelle quelque chose que je ne comprends pas bien, puis il s’éloigne de moi, retournant à ses affaires. J’en fais de même. Environ deux heures plus tard, tandis que le carrosse s’engage dans un virage étroit, un bruit sourd se fait entendre. Une mini-avalanche de rochers s’abat sans pitié sur le véhicule, brisant une cloison, le faisant dangereusement basculer vers le ravin bordant la route. Prestement, le cocher saute de son siège pour venir aider les chevaux à tracter l’attelage loin du vide. Les hommes de troupe se précipitent tandis que le véhicule a déjà une roue dans le vide. Hélas, le timon cède dans un sinistre craquement, et le carrosse disparaît sous les yeux effarés du cocher et des soldats impuissants. Tous sont figés d’effroi, des hurlements inhumains se font entendre, le fracas du véhicule, qui se disloque en chutant au fond du profond ravin, est effroyable ! Puis le silence… Leur stupeur passée, la plupart des hommes de la troupe descendent au fin fond du ravin qui est profond d’au moins cinquante pieds. Arrivés sur place, ils constatent qu’il n’y a aucun survivant. Deux heures plus tard, tous reviennent sur la Grand-Place avec les quatre corps sans vie. C’est le rapport que m’en a fait le sergent, à la fois catastrophé, ...