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LAURE et AURELIE 7
Datte: 15/02/2018, Catégories: Dans la zone rouge,
... sa meilleure amie. Elle me le dit, elle me sollicite en se pressant contre moi. Ces filles sont endiablées. Bizutage ou véritable envie. On me teste. Changement de cavalière ! C'est un coup monté, le changement intervient lorsque je suis éloigné de Laure. Elle a dansé avec Gilles, avec Marc, elle danse avec Sylvestre. Je tiens le balai. Elle rayonne, bavarde, rit, heureuse, oublieuse. Un inconnu m'a encore damé le pion, je garde le balai. Qui tape à ma place ? Laure est trop heureuse pour le voir. Compatissante Léa se poste à côté de moi. Son intention est claire. A éviter, elle sent la transpiration. J'adore les parfums. Elle veut bien tenir le balai, il faut que je m'absente un instant. Leur petit jeu m’énerve. J’en ai marre. Je m'éloigne, marche jusqu'au bord du lac, je trouve une table et un banc, je m'assieds et regarde un vol d'oiseaux sauvages dans le soleil couchant. Des canards sans doute. Je goûte la fraîcheur du soir. La musique semble toute proche, ne veut pas s'arrêter. Je marche à la limite des vaguelettes, dos tourné à ma tente. Les rythmes modernes troublent le silence qui s'abat sur le lac. La voix de Johnny porte au loin sur les flots calmes. Je n'aurais pas dû me lancer aussi vite. Rien n'est sûr. Laure ne pense plus à moi, ne s'est même pas aperçue de mon absence. Le doute s'insinue. J'ai été sa fantaisie du jour pour un acte incomplet qui plus est interrompu par ce seau d’eau inopportun au meilleur moment. Des petits cons Dans les bras d'autres hommes, ...
... Laure oublie ses efforts pour paraître amoureuse de moi, sollicitée parce que connue par tous les habitués. La musique a cessé. Sous le toit de chaume du restaurant de camping un conteur fait rire l'assemblée. Raconte-t-il ma piètre performance amoureuse. En tout cas, il a du succès. Les rires stridents des femmes, les exclamations fréquentes me disent qu'il s'agit d'une histoire osée. On se disperse, je me retourne pour voir les petits groupes se diriger vers les tentes. Voici un autre banc. Il commence à faire frais, mais je suis trop mélancolique pour affronter la joie de la promise. Je n'aurais pas dû prendre cette permission. Je n'aurais pas dû m'attarder avec Aurélie, je n'aurais surtout pas dû monter dans la voiture de Laure, ni me glisser sous sa tente, ni me déshabiller, ni me laisser aller à ce simulacre d'amour. C'était bâclé, et les complices y ont mis fin avec leur stupide seau d'eau. Bizutage. Un de ceux qu'on désigne comme les plus beaux moments de la vie, interrompu. Bizutage. Je t'en foutrais ! Demain je m'en retourne et j'oublie cette journée tourmentée, cette fille irrésolue, instable, superficielle. Elle doit être en train de rire de moi avec ses copains et ses copines ou s'est laissé attirer par un mâle moins regardant et plus décidé, de ceux qui ne posent qu'une question « Tu baises ? ». Succès assuré m'ont raconté mes bidasses. « Plus tu es direct, plus tu emballes» La prochaine qui me fera les yeux doux aura intérêt à savoir courir vite. Je ferme les ...