1. Just a gigolo...


    Datte: 15/02/2018, Catégories: f, fh, fplusag, prost, volupté, ecriv_f,

    Je voudrais faire partager aux lecteurs et aux lectrices de Revebebe l’aventure que j’ai vécue voilà maintenant un peu plus d’un mois et dont je suis encore à peine remise. Je suis mariée depuis 25 ans à un homme grand et beau que j’aime infiniment. Il m’a donné deux beaux enfants, qui maintenant sont grands et vivent leur vie dans une totale indépendance. Si je regarde la période qui s’est écoulée depuis notre mariage, j’ai le sentiment d’avoir traversé un long tunnel, occupée à toutes sortes de tâches, entre les enfants et mon travail, sans une minute à moi. J’ai l’impression de ne pas avoir eu le temps de respirer. Les choses ont aujourd’hui bien changé. Mon mari a une situation confortable dans une grande société qui nous met à l’abri des problèmes matériels mais qui occupe le plus clair de son temps. Entre les réunions, séminaires, déplacements à l’étranger, son activité professionnelle est très prenante. C’est un passionné, il aime son métier et est prêt à tous sacrifier pour sa carrière. Est-ce la routine ou son activité débordante. Toujours est-il qu’au fil du temps nos relations sont devenues moins fréquentes, moins passionnées. Aujourd’hui, ayant moi-même quitté mon activité professionnelle, je me retrouve le plus souvent seule dans un appartement vide, devenu trop grand pour nos besoins. J’ai dans un premier temps goûté avec délectation ce calme que j’avais oublié. J’ai eu l’impression de renouer avec moi-même, d’exister à nouveau. J’allais enfin pouvoir ...
    ... m’occuper de ma petite personne, me ressourcer. Mais nous ne sommes pas faites pour des changements aussi brutaux et ce silence m’a révélé soudain un vide effrayant. Je me suis alors posée un tas de questions existentielles, sur ce que j’étais, ce que j’avais vécu, sur ce que j’avais envie de faire. Ces longues heures de solitude finissaient par devenir pesantes. Très rapidement je me suis rendue compte que je tournais en rond, que rien ne se passerait, que je finirais par m’étioler sur place si je ne prenais pas mon destin en main. Mon salut est venu (enfin peut-être) d’Internet. Mon mari, dans son métier, utilise l’informatique constamment et est au fait des dernières technologies. En dépit de mes réticences, il a réussi à me convaincre de l’intérêt des nouveaux moyens de communication. Lors de ses déplacements à l’étranger, il lui paraissait beaucoup plus simple de communiquer par mails, de me laisser des messages, plutôt que d’essayer de me joindre par téléphone au beau milieu de la nuit (décalage horaire oblige). Aussi, timidement et avec beaucoup de réserves, j’ai appris à me servir de cet outil froid et impersonnel. Je me sentais un peu gourde face à cet instrument, incapable de faire quoi que ce soit si d’aventure, mystérieusement, quelque chose se mettait à clocher. J’ai finalement pris peu à peu confiance et, avec l’aide éclairée de mon mari, j’ai maîtrisé les rudiments de la navigation. A partir de ce jour, j’ai passé de longues heures devant l’écran, à errer de site en ...
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