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Mes chaussettes hautes
Datte: 17/02/2018, Catégories: Entre-nous, Les femmes,
J'aime cette saison d'automne. Fin de l'été, des beaux jours, des robes légères, des paillotes bord de l'eau et des garçons bronzés. Adieu les soirées sur les planches blanches à danser entre filles, sexy, folles éperdues de musique et de rythme. En scène pour les garçons, rien que pour eux. On est tous rentrés à la ville, les cabanes de plage éphémères ont été démontées et il me faudra attendre fin de printemps prochain pour y retourner. Pour y revivre. Sous le soleil. La dernière soirée, closing, fut dantesque avec deux DJ venus des States. Mais l'orage s'est abattu, épisode cévenol nocturne et les toiles ont été arrachées et toute l'eau du ciel est tombée sur nos têtes. La fête a été gâchée. On a quand même dansé toutes mouillées coton collé aux nichons de l'averse délugienne pas si froide que ça enfin juste fraîche sur nos corps brûlants de sorcières endiablées, sorcières des nuits nocturnes montpelliéraines Grande-Motte. Moi, j'ai tourné la page. J'ai remisé les petites robes de l'été en haut dans mon armoire sur l'étagère inaccessible et j'ai sorti mon équipement d'automne, mon piège infaillible à mecs. L'idée est assez simple. Vu que c'est plus l'été, plus question de batifoler en robe légère quasi transparente sans rien en dessous que touffe noire, ombre troublante. En avril ne te découvre pas d'un fil mais à l'automne venue, croyez-moi, tout en t'habillant de saison, tu mets à nu ce qu'ils cherchent. Et que crois-tu qu'ils cherchent ces obsédés du cul ? Les mecs, los ...
... hombres, dirait Misa... Moi j'ai trouvé la bonne formule. Sans faire la bimbette ou l'addict à swag attitude, je m'habille chaudement, saison froide oblige, de chaussettes de laine claire épaisses qui montent haut bien au dessus des genoux jusqu'au creux de moi. Et puis, de l'autre côté, par dessus, je nappe d'une jupe plissée lourde taille serrée qui me descend sur les hanches, élargie virevolante mais assez longue pour ne rien montrer de mes hauts de cuisses bronzés de l'été. Ou presque... En tous cas faite de tissu laineux épais, chaud. Ou presque est exactement l'idée dont je parle ici. Moi, j'aime ça, sentir ma vie entre mes cuisses, ma vie ouverte offerte, palpitante. Moi, je vois bien que cette toison épaisse qui nappe mes intimités est clairière, place ouverte offerte. Lieu de rites exotiques érotiques sataniques symboliques initiatiques. Profanes sûrement. Elfes dansantes aux chaleurs de mes jupes, feux dansants aux coeurs de forêt profonde. Sombre. L'automne est là, octobre humide et froid, et moi transie tremblante entre bras aimants de garçon solide costaud, pas bûcheron mais presque ... que je vois Canadien avec son passe-partout et son alter ego chemises carreautées abattre le plus grand des arbres, le plus haut le plus fier. Qui tombe au sol en fracas inouï et me remue les tripes, à fond. Françoise Hardy chante tandis que je vous écris cette historiette de cuisses chaussées de chaussettes hautes chaudes. Elle chante sur mon Tépaz du siècle dernier, elle chante ...