1. Dans les mains de Dieu


    Datte: 18/02/2018, Catégories: fh, amour, nopéné, nonéro, mélo, historique, amourdura, amourpass, amourcach, amourdram, couplea3,

    ... rendu autrefois.— S’il plaît à Votre Éminence de me montrer l’ordre de ma nomination…— Je suis désolé, mais je ne l’ai pas emporté avec moi. La coutume veut que l’on me croie sur parole.— Vous voudrez bien pardonner mon jeune ami, Votre Éminence, mais habitué comme il est aux gasconnades…— Ah… Comte de la Fère, sans doute ?— Athos, pour vous servir.— Il serait temps… Les mousquetaires ont besoin d’hommes de votre trempe. Je ne comprends pas ce qui a pu vous faire quitter cet ordre si prestigieux.— Beaucoup de temps à courir sur les routes, un âge qui avance, et un fils à élever.— J’ai besoin d’instructeurs de qualité, comte. Et la reine a demandé que l’on double votre solde.— Avez-vous des ordres écrits de sa part ?— C’est une manie, décidément, que la méfiance chez les gens comme vous !— Les gens comme nous restent vivants plus longtemps que les autres, Votre Éminence.— Et ce géant qui s’apprête à nous charger comme un taureau… Monsieur Porthos ?— Son Éminence ne pourra rien me promettre : j’ai déjà tout.— Heureux homme…— Mais quoi que vous me proposiez, je suivrai mes compagnons où qu’ils aillent, fût-ce en enfer.— Le Louvre en est un, Monsieur Porthos… Voilà pourquoi j’ai tant besoin d’anges gardiens. Ah, comte de Rochefort, vous êtes le seul à avoir mérité ma confiance pleine et entière dans cette affaire. Il va de soi que vous avez acquis définitivement votre liberté.— J’imagine que vous n’avez pas sur vous les sauf-conduits nécessaires et qu’il me faut vous ...
    ... accompagner au Louvre pour les obtenir ?— Bien entendu. Quant à vous, Madame de Vendôme, vous n’êtes pas ici. Je ne vous ai jamais vue, ni votre confesseur jésuite… qui peut également ranger son épée.— Alors, Messieurs, j’attends !— Je suis désolé, Votre Éminence, reprit alors d’Artagnan, mais nous ne sommes pas convaincus.— Et vous êtes prêts à vous battre jusqu’au dernier ?— Hélas oui, Votre Éminence.— Ne vous l’avais-je pas dit, Giulio ? Ces hommes sont intraitables, d’un courage immense, et parfois complètement fous ! triompha Anne d’Autriche en descendant l’escalier. Immédiatement, toute la petite troupe mit un genou à terre en présentant les armes. — Vous voyez, mon ami, reprit la reine ; insensibles à vos promesses, et totalement dévoués à la Couronne.— Alors pourquoi leur donner tant, Madame, quand il suffisait que vous leur ordonniez ?— Parce que tel est mon bon plaisir, Giulio.— Madame, je vous en conjure, ne tenez jamais pareil propos devant le petit roi. Imaginez qu’il reprenne un tel mot quand viendra pour lui le temps de régner ; imaginez ce qu’en diraient les historiens…— Madame, Messieurs, tout ce qu’a promis le Premier ministre sera tenu. Bien entendu, Messieurs Porthos et Athos, si vous ne vouliez pas rejoindre immédiatement les mousquetaires, sachez qu’aucune obligation ne vous est faite. Mais si vous en ressentiez l’envie un jour, alors vous seriez les bienvenus.— Quant à vous, Madame de Longueville, reprit Mazarin, je ne puis vous faire mettre aux arrêts sans ...
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