1. À l'ombre de ses ailes (1)


    Datte: 23/02/2018, Catégories: Erotique,

    ... un véritable effort pour dessouder ses paupières. Une minuscule fente engendrée par l’interstice ainsi entrouvert lui fit entrevoir la jolie rousse qui penchée en avant, frottait lentement ses deux cuisses, laissant trainer ses doigts sur toutes les parties visibles et accessibles de ces dernières. Catherine avait elle aussi, les yeux clos et la pointe de sa langue pincée entre ses lèvres. Claude eut comme un élan de ses membres vers cette femme qui, inconnue quelques heures auparavant, lui montrait une délicatesse inaccoutumée. Tout son corps se tendait vers cette rousse qui lui montrait qu’apparemment, elle savourait ce savant massage. Et les deux respirations s’accéléraient sans vraiment que l’une ou l’autre n’en ait conscience. Cependant les doigts n’avaient toujours pas franchi la barrière du voile de tissu qui cachait le pubis de Claude, comme si la démone qui la tripotait prenait un malin plaisir à faire durer le suspense. Et de curieux sifflements étaient audibles désormais par Catherine, qui se berçait tendrement en découvrant chaque millimètre d’une peau satinée. Comme mues par une vie propre les deux paumes s’enfonçaient sans effort dans cette masse élastique et les soupirs qui montaient aux oreilles de la masseuse, de plus en plus rauques, marquaient le début du plaisir de la brune. D’autres signes ne trompaient plus l’ensorceleuse cajoleuse. Les mains de la câlinée qui se crispaient, s’agrippant au drap, et sa poitrine se soulevait maintenant avec force, de ...
    ... façon irrégulière. Puis ses plaintes, aucune ne devant être due à de quelconques maux puisque Claude ne tentait pas d’arrêter les attouchements. — oooOOooo — Pourtant la brune ouvrit soudain les quinquets parce que l’autre avait cessé tout mouvement d’un coup. Et au moment où les rideaux de ses yeux s’ouvrirent, la masse du visage de Catherine était à quelques millimètres du sien. Elle aussi avait les yeux grands ouverts. Et l’étrange reflet qui s’y réfléchissait ne laissait nul doute sur ce que Catherine voulait. Pourquoi dans ces conditions refuser un baiser qui devenait inéluctable ? Les lèvres qui arrivaient étaient d’une douceur inouïe. Rien à voir avec les baisers rustres du jeune homme du début de soirée. Non ! Une saveur toute singulière, un mélange d’envie et de plaisir, s’abattait sur la bouche de Claude. Puis tout le corps de la rousse s’allongea sur celui de la brune. Les bras s’entrecroisèrent et les mains devinrent « petits rats d’opéra » jouant sur deux scènes similaires. Les baisers se succédaient alors que les doigts s’accrochaient à tout, s’évertuant à sentir, ce qui se cachait sous le tissu pourtant encore présent. Tout en elles deux palpitait et devenait émotion à l’état pur. Les lèvres allant de petits bécots à des réunions ventouses, où s’aventuraient des langues gourmandes, exploratrices de palais des mille et une saveurs. Claude se perdait déjà dans une approche aphrodisiaque de ces doux mélanges. Pour Catherine, les choses étaient aussi subtiles, simples ...