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Avec des amies comme ça… (20)
Datte: 25/02/2018, Catégories: Trash,
... vraiment une sale chienne… À tefaire baiser pour de l’argent, salope ! J’espère que t’as honte, t’es vraiment la dernière des traînées ! — HUM HUM ! » J’entendis un bruyant toussotement derrière moi et me retournais. C’était un homme assez balèze, curieusement vêtu d’un grand chapeau. Sans doute un de ses clients ; il semblait en tout cas vouloir prendre sa défense : « Pourquoi tu insultes cette pute ? — C’est une traînée, une suceuse de queue. On devrait la mettre au pilori, que les gens lui pissent à la gueule et lui jette des tomates dessus. » J’étais encore pris dans l’enthousiasme de pouvoir insulter cette traînée sans frein ; et ça ne me gênait pas qu’un micheton puisse s’en vexer. « Ah oui ? Parce que c’est ma pute. — Votre... o-ouais… vous êtes son client, je vais vous dire… — Non, pétasse, je suis son mac. » Je fus soudainement très inquiète… Les macs sont le genre d’individu qui traîne dans des affaires louches et bien souvent avec des gens affiliés à une mafia. Je jetais un œil à mes amies pour savoir quoi faire... Elles s’étaient carapatées ! Je fus carrément prise de sueurs froides, je me retrouvais toute seule et dans un sacré pétrin. Il fallait vite que je me sorte de cette situation : « C’est à dire... qu-qu’elle fait son métier aussi, c’est très normal. Je suis sûr que… euh… e-elle est très pro, et hum… — Oui, et encore ? » Le regard du mac était tranchant comme une lame de rasoir. Il n’en fallait pas de beaucoup pour que je défaille. « Je me suis peut-être ...
... emportée… Je suis désolé… Après tout, il faut de tout pour faire un monde, et il n’y a pas de sot métier. — Et toi, t’es quoi ? — Moi ? Je suis qu’une lycéenne. — Et t’as quel âge ? — Ben, dix-huit ans. — Intéressant, très intéressant… » Je commençais à transpirer à grosses gouttes... Je détestais qu’il puisse trouver quoi que ce soit "intéressant" sur moi. « Écoutez... vraiment, je suis navré de ce que j’ai pu dire... — Ta façon de t’habiller est intéressante aussi, il n’y aurait pas grand-chose à changer pour que... — D’accord c’était un pari ! Avec des amies ! Je devais m’habiller comme ça et insulter une put... enfin une prostituée. — Tu fais des paris amusants dis-moi ; et si t’avais pariée de lui tabasser la gueule, tu l’aurais fait ? — Quoi ? Non ! Je ne veux faire de mal à personne. — Et en l’insultant, tu ne lui as pas fait de mal ? — Je suis désolée. Je vous demande pardon. — Ce n’est pas à moi qu’il faut t’excuser, mais à elle. » Je me tournais vers la prostituée qui me regardait en souriant de toutes ses dents (et il lui en manquait plusieurs). Elle avait l’air ravi de me voir dans cette sale situation. Je m’approchais d’elle. « Je suis désolé de vous avoir insulté Madame. — Mieux que ça, ordonna derrière moi le mac. — Je suis vraiment une salope ! Jamais je n’aurais dû dire du mal de vous. Je vous en prie, pardonnez-moi. — Demande pardon à genoux ! » insista fortement le mac. Je me mis à genoux, posant mes jambes sur le trottoir sale. « Je ne suis qu’une conne ! ...