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La rencontre
Datte: 25/02/2018, Catégories: fh, nonéro,
... que nos silhouettes, dans l’ombre devaient ressembler à "Laurel et Hardi" ! Je m’en suis voulu pour ça. Ça n’avait pas l’air de le déranger. Je l’ai regardé, il avait un petit sourire accroché à son visage. Il gardait le silence. Même quand on a croisé un groupe de personnes, qui se sont mis à rire après notre passage. Je ne savais pas si c’était nous qui les avions fait rire, mais je lui ai demandé : — Ça ne te dérange pas ?— Quoi donc ?— Ben… que les gens se moquent de nous ?!— Tu sais… s’il fallait se battre avec tous les imbéciles, on aurait pas fini, le monde en est plein !… Et puis, je ne sais pas s’ils riaient de nous !… Il m’a accompagnée jusque devant la porte de mon appartement, mais n’a pas voulu rentrer quand je le lui ai proposé. Il m’a tendu un papier en me disant : — Charlotte. Je veux que tu m’appelles si tu as le moindre souci… Tu ne le sais peut-être pas mais je savais que tu allais pleurer l’autre jour, avant même que tu ne le fasses. C’était très gonflé de ma part, d’avoir agi comme je l’ai fait, mais j’y ai été obligé !… Tu avais l’air sur le point de faire une bêtise… Je ne sais pas… Maintenant, je suis heureux de voir que tu vas mieux…— Merci.— Non, attends… laisse-moi finir… Je voulais aller te voir, les jours suivants, mais je suis allé récupérer Sarah à la gare ce jour-là. Si tu n’étais pas partie, je pense que nous n’aurions pas pu te laisser seule. Ma sœur t’adore, elle me l’a dit après t’avoir rencontrée. C’est une exaltée et elle est comme moi : ...
... elle marche au "feeling" ! Ca a été instantané. Elle ne sait pas d’où ça vient… Je crois qu’elle veut prendre soin de toi, tout comme moi… Il s’est approché et m’a prise dans ses bras quand j’ai fondu en larmes. J’ai pleuré parce qu’il a su si bien lire en moi. Et parce que je savais qu’avec lui, je pouvais montrer combien je souffrais, qu’il ne me jugerais pas. J’exprimais aussi ma reconnaissance, en lui montrant que j’avais confiance en lui. Il a prononcé des paroles très douces, dans le creux de mon oreille. Il m’a murmuré qu’il était mon ami et qu’il le serait toujours, si je le voulais. Il caressait mon dos et mes cheveux, tout doucement. On est resté un bon moment comme ça, sur le pas de ma porte. Il a commencé à desserrer son étreinte, alors je l’ai retenu de toutes mes forces: je ne voulais pas qu’il parte. Il m’a rendu mon étreinte, m’a répété que je devais l’appeler en cas de besoin. Il m’a dit aussi qu’il me dirait autre chose ces prochains jours, mais qu’il voulait être sûr que j’acceptais son amitié, d’abord. Que je devais y réfléchir. J’ai fini par le lâcher. Il m’a caressé le visage, en me souriant, et en essuyant mes larmes de ses paumes. Il m’a donné une bise très légère sur la joue droite, et m’a dit, dans un nouveau murmure : — Fais de beaux rêves… Et il est parti. … Je sens que mes lecteurs vont me tuer, à force de critiques incendiaires ! Je vous promets de vous raconter la suite de ce vendredi, pour me faire pardonner. Elle va être torride ! En tout cas, ...