1. Jérém & Nico SAISON 1 Episode final


    Datte: 15/03/2018, Catégories: Entre-nous, Les hommes,

    ... pas avec l'amour Non ha scherzato mai/N’a jamais plaisanté. « Jérém, tu es relou… ». « Tu ne disais pas ça quand tu me suppliais de te baiser… » fait-il, mauvais. « Tu ferais bien de te calmer… ». La voix chaude et calme de Martin vient de se manifester. « Sinon quoi ? » fait Jérém, soudainement agressif. « Sinon rien… il est tard, on va rentrer… ». « C’est qui ce bouffon ? » fait Jérém, de plus en plus piquant. « Hey… » fait Martin en haussant le ton de la voix « je t’insulte pas, tu m’insultes pas ! ». « La ferme, toi ! C’est à lui que je cause ! A toi je n’ai rien à dire… toi, tu n’existes même pas ! ». Ses mots, tout comme son attitude, sont clairement provocateurs et mauvais. J’ai l’impression que Jérém cherche à faire sortir Martin de ses gonds : j’ai l’impression qu’il cherche la bagarre. « Tu commences vraiment à me casser les couilles ! » fait Martin, soudainement emporté. J’ai l’impression qu’il est lui aussi à deux doigts de perdre son calme. « Tu veux quoi, tu veux me cogner ? » fait Jérém, en mode petit coq arrogant et provocateur. « Je ne me bats jamais… ça ne sert à rien ! ». « Tu te bats pas parce que t’as pas de couilles… ». « Tu veux voir ça ? ». « Martin, Jérém, s’il vous plaît, arrêtez ! » je crie, tout en m’interposant entre les deux. « Martin, on y va ! Et toi, Jérém, casse-toi ! Tu m’as dit de dégager de ta vie, alors, maintenant, fiche-moi la paix ! ». « T’inquiète, je vais te foutre la paix… tu ne me verras plus jamais ! ». « Tant mieux ! » je ...
    ... crâne, alors que je crie et je pleure et je saigne à l’intérieur. « Fais-toi sauter par qui tu veux, je n’en ai rien à foutre, je me suis assez amusé avec toi ! ». Tutt’al più mi offenderai/Tout au plus, tu m’offenseras Et tu mi caccerai/Et puis tu me chasseras (…) Dicendo che oramai/Me disant que maintenant Non t’interessa più/Tu ne te soucies pas plus Una ragazza che/Pour un(e) (fille) mec qui Serviva solamente/A servi seulement Per divertirsi un po’/Pour s’amuser un temps « T’es nul, Jérém… » « Viens, on y va… » fait Martin sèchement. « Oui, on va y aller… » je le seconde « salut Jérém… ». Jérém se tait, le regard vide, comme désemparé. C’est un regard dans lequel j’ai l’impression de lire le même souvenir qui m’arrache le cœur depuis que le destin, avec son ironie impitoyable, ait provoqué cette rencontre inattendue : c’est le souvenir de cette nuit à l’Esmé où j’avais failli partir avec Martin… le souvenir de son sketch, lorsqu’il était venu me chercher, me sommant de rentrer avec lui ; obtenant, au final, que je rentre avec lui. Un souvenir qui se met tout seul en parallèle avec cette nuit, où je suis en train de repartir avec ce même gars, sous ses yeux. Certes, Jérém ne m’a pas demandé de repartir avec lui, cette nuit : d’une part parce qu’il n’a plus de chez lui ; et d’autre part, parce qu’il m’a quitté il y a deux semaines. Jérém se tait, comme s’il essayait de contenir sa colère, des mots qu’il regretterait ; il se tait, comme pour garder les apparences, comme s’il ...
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