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Hôtel des femmes
Datte: 20/03/2018, Catégories: f, ff, fff, religion, bizarre, hotel, douche, dispute, miroir, pied, jouet, fantastiqu, fantastiq,
... ravissants et délicatement parfumés à la sueur de femme. Elle frémit sous les sensations que lui procure mon massage alterné avec un grignotage des orteils, du bout des lèvres. Sa respiration devient profonde ; elle bascule sa tête en arrière et glisse une main sous un pan retroussé de sa robe, pendant que je poursuis mon geste jusqu’à que la trituration des petits pieds, associée à sa masturbation, déclenche sa jouissance qui ne se manifeste que par un soupir de joie. Elle me remercie d’un sourire et me dit : — J’ai faim de toi.— Prends-moi toute, fais ce que tu veux de moi.— Vraiment, tu es d’accord ? Une fois complètement dévêtue, je m’allonge sur la table et ferme les yeux, livrée à son appétit. Elle m’attache solidement par poignets et chevilles, puis… pourquoi conter la suite, qui n’est que folie ? Non, elle n’est pas mythomane. oOo Le lendemain soir, Madame Samovar m’invite à descendre avec elle des escaliers de pierre en colimaçon qui me semblent sans fin. Nous parvenons à une grande salle voûtée éclairée par de nombreux flambeaux et séparée en deux parties par une épaisse grille. Des chaises se trouvent d’un côté ; de l’autre, une épaisse porte de fer, devant laquelle notre hôtesse m’invite à patienter, avant de s’éclipser. La zone du public se remplit progressivement avec notamment la jeune femme pâle, la blonde obèse, la métisse à l’épaisse chevelure, autant de compagnes dont je n’ai jamais connu les prénoms et qui ignorent le mien, mais aussi Julie et la ...
... vendeuse de la boutique de vêtements. En fait, il me semble que la totalité de la population de Vermillon-l’Église est réunie. Lorsque la salle est comble, madame Samovar revient et me demande de me dénuder complètement, en m’expliquant que la bête n’aime pas le goût des vêtements. Elle recouvre l’intégralité de mon épiderme d’une grande quantité d’huile parfumée, comme pour embaumer la morte que je suis déjà. L’ocre des flambeaux colore ma peau luisante de leurs feux, ce que des miroirs me permettent d’observer. L’excitation monte et me fait mouiller, ce que je ne fais rien pour cacher au public qui me crie des mots d’encouragement. Toutes, je les aime, elles qui m’accompagnent. J’ai peur, et en même temps, je suis heureuse de me trouver là, en attendant que s’ouvre la porte de fer. Enfin, celle-ci dévoile l’hôte que l’inframonde a préparé pour moi. Celui-ci ne me déçoit pas. Le serpent mesure environ vingt mètres de long pour un de diamètre. Ses écailles dessinent des motifs mystérieux. Son regard jaunâtre est identique à celui du corbeau qui m’a accueilli sur l’enseigne de l’hôtel. Des crochets longs comme des sabres. Ce sifflement m’est familier, pour l’avoir souvent entendu dans mes nuits d’insomnie. La créature tourne autour de moi, patiente dans la découverte de sa proie. Mon corps ondule en rythme avec le sien. Les yeux dans les yeux, nous dansons ensemble une sarabande mystique. Exactement le scénario de mon fantasme. Il me fascine comme je le fascine. Des ténèbres de sa ...