1. Dialogues Interdits – Épisode 16 – Virilité féminine ?


    Datte: 20/03/2018, Catégories: A dormir debout,

    Dialogues Interdits, ou les conversations subversives et légères de deux personnages. Une série d’histoires complètes, dont les épisodes peuvent se lire dans n’importe quel sens. Chaque samedi matin à 9 H, retrouvez un nouvel épisode de Théo Kosma. ––––––– – Je ne sais pas si c’est un tic de langage ou si c’est volontaire… il y a une phrase que tu adores sortir aux autres, quand on est entre nous, à quatre ou cinq. – Laquelle, je ne vois pas. – « J’adore me faire sucer ». – Ah, cette phrase-là… C’est vrai, j’aime bien la prononcer. J’y mets une intonation presque militante. Ce qui me plaît, c’est que les mots prêtent à confusion. Si tu les voyais écrits, tu penserais tout de suite qu’ils ont été rédigé par un garçon. J’adore les grands yeux ronds que me font les copines, quand on parle cul et que j’introduis le sujet. – Chez certaines, c’est à la limite du compréhensible. – Les pauvres ! – Prononcer des phrases « viriles », en tant que fille c’est ton truc ? – Ça ne devrait pas être une phrase connotée. Quelle injustice ! C’est dire si on vit dans une société inégalitaire. – Égalitaire, comment ça ? Tu voudrais que les filles et les garçons soient tous pareils ? Qu’on ne se distingue en rien d’eux ? – Je suis pas en train de te sortir une théorie philosophique ou féministe. Je viens juste te rappeler une réalité que ces messieurs ont trop tendance à oublier : une nana peut parfaitement se faire sucer. Ça devrait même être un devoir, je dirais. Presque une obligation ...
    ... sociale. – Tu me fais rire ! – À notre époque, on comprend la sexualité de travers. Pour les lèvres du bas, c’est au type de tout faire avec son engin, et à la fille de se laisser aller comme une cruche, en poussant quelques vagues petits gémissements d’encouragement. Et pour les lèvres du haut, ce serait à la fille de tout faire et au gars de se laisser pomper. N’importe quoi. Du coup les mâles ne sucent pas. Ou peu, ou mal. Et on se retrouve les seules à sucer. Les dindons de la farce. – Un mâle qui suce, en général on appelle ça un gay. – Tu mets le doigt sur le problème ! Dans l’inconscient collectif, sucer est soit pour les femmes, soit pour les gays. Nos petits copains hétéros ne veulent pas se sentir femmes, ni se sentir gays. Alors qu’il n’y a rien de plus viril pour un mec que de sucer une fille, pour peu qu’il le fasse correctement. – T’exagères. Ça n’a rien de si extraordinaire. – C’est parce qu’on te suce mal. – Bien ou mal, le tout est surtout d’en trouver un qui soit partant ! – À qui le dis-tu. Maintenant, faut savoir l’y amener avec subtilité. – Je me demande bien pourquoi c’est si compliqué… – Il faut nous en prendre à nous-même ! Nous les incitons bien trop peu. La jeunette lambda garde cuisses fermées jusqu’au début de la baise : elle n’ouvre que lorsque le garçon se place entre ses jambes pour lui tremper sa nouille. Avec des jambes aussi jointes en préliminaires, le plus gentleman ne pourra jamais qu’explorer le clitoris et le haut de la vulve, et pas dans les ...
«123»