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La Muse (9)
Datte: 28/03/2018, Catégories: Erotique,
Chapitre 9 : Mars 2006 : la découverte Ma nuit fut très agitée ; cette séparation brutale et toujours inexplicable me taraudait l’esprit. Au beau milieu de la nuit, je suis descendue me réfugier sur le canapé, roulée en chien de fusil dans un plaid ; je réfléchissais. Mon chagrin était toujours là avec de la colère. Une envie de vengeance s’empara de moi ; j’échafaudais déjà un plan. Cette salope allait me le payer, et lui aussi ! Maman me réveilla au petit matin avec toujours le même sourire, prépara un petit déjeuner digne d’une princesse et installa tout sur la table de la salle à manger ; je la rejoignis. — Jen, dis-moi, que vas-tu faire maintenant ? — Maman, je vais suivre tes conseils. Hier, tu m’as raconté beaucoup de choses sur toi ; je vais faire comme toi : je vais, comme tu le dis si bien, « profiter de la vie ». — Et Rémi et sa… Caro, tu comptes faire quoi ? Car hier tu étais prête à les mettre au poteau d’exécution. — Maman, ne me parle plus d’eux, s’il te plaît ! Je m’en occuperai en temps et en heure. Comment tu dis ? « La vengeance est un plat qui se mange froid. » C’est ça ? Dis-moi, pourquoi tu n’as pas voulu continuer hier soir ? — Tout simplement parce que cela ne se fait pas, et je ne veux pas le faire. Excuse-moi, je suis allé trop loin ; oublie ça s’il te plaît. Si tu veux faire des choses avec une fille, demande Cécile : je crois savoir que c’est une sacrée coquine. Cécile, une coquine ? Maman exagérait, mais elle avait raison. Je décidai de ...
... prendre un rendez-vous au salon. Quelques jours plus tard, je pris ma titine pour aller me réinscrire à la salle de sport où, il y avait encore un an, je pratiquais le karaté, puis je suis passée au salon. Une fois sur place, pas de Cécile : elle était en soins avec une cliente. La patronne m’indiqua qu’elle serait disponible dans dix minutes, et qu’ensuite sa journée était terminée. En attendant, je pris un rendez-vous pour un soin total avec épilation intégrale. Quand Cécile apparut, elle me demanda ce qu’il se passait car, vu ma tête d’enterrement, elle se doutait que quelque chose ne tournait pas rond. Nous sortîmes du salon. Elle me guida vers la terrasse d’un café situé dans le quartier des artistes, la Taverne Gutenberg. J’aimais bien cet endroit où quelques artistes venaient boire ou manger. Devant notre soda, je lui racontai mes malheurs ; elle fut d’abord surprise, puis compatissante. Quand je lui dis que je voulais m’éclater, et comme elle m’avait proposé de faire des trucs ensemble, je lui demandai si elle était toujours d’accord. — Pas de souci, ma belle ; j’en connais un qui va être ravi, depuis le temps qu’il a envie de me voir faire l’amour avec une fille… et une blonde en plus ; on va bien s’amuser tous les trois ! — Super ! On fait ça quand ? — Ce week-end, on n’a rien de prévu. J’en parle avec Bruno et je t’appelle. — Ou tu m’en parles demain : j’ai une séance de soins avec épilation. — Avec qui ? — Je ne sais pas. — Je m’en occupe, trancha-t-elle. Ainsi nous ...