Ça (2)
Datte: 31/07/2019,
Catégories:
Hétéro
... croyez en Dieu Thomas ? La garce, en voilà une bien culottée pour tenter de convertir le Diable lui-même. Mais elle ne perd rien pour attendre, derrière chaque sainte se cache mille secrets. Il suffit de gratter un peu à la porte du placard pour que tous les squelettes se fassent la malle. — Désolé mais non, voilà bien des années que j’ai abandonné tout intérêt pour la religion. — C’est bien dommage… Peut-être aurons-nous l’occasion d’en reparler, je suis sûr qu’un homme comme vous ferait un parfait samaritain. Cette fois c’en est trop, il éclate de rire sans retenue. La voilà qui prend la fuite, prétexte un quelconque retard et lui tourne le dos, ses petits talons frappant le sol alors qu’elle rejoint sa salle de classe. Un mignon moulinet de la main et disparait derrière la bâtant de la porte. […] Le portail s’ouvre doucement, dans un atroce grincement. Deux silhouettes se glissent à travers l’ouverture, pas rapides, regards tourmentés. La femme semble mal à l’aise, scrute les environs comme si elle craignait d’être suivie. Son compagnon est moins gêné, une main baladeuse ne cesse de se faufiler contre lesfesses de sonamante… Elle tortille un peu du cul, feignant de vouloir échapper à cette douce étreinte. Sa robe remonte l’espace d’un instant, exposant un fessier ferme et bronzé au vent glacial d’hiver. Elle se retourne. Dans ses beaux yeux gris se mêlent la crainte et la colère. Les mots glissent un à un hors de sa bouche. — Arrête, ça, tout, de, suite. Un ordre lâché ...
... à demi-souffle, comme si sa vie en dépendait, comme si quelqu’un allait s’intéresser à deux tourtereaux… Le garçon a comprit, il connait ce regard, le «Serpent» a refait surface. Mais la fureur laisse bien vite place à un étrange amour paternel. — Désolé… — Allons, allons ça n’est pas bien grave. Rentrons vite à la maison. Un petit smack, puis un deuxième. Les embrassades ridicules des jeunes adolescents, ne sachant jamais quand s’arrêter. Pourtant il faut repartir, ce lieu n’est pas sûr. qtrrnk […] Un bruit sourd, un poids écrasé contre la porte du dessus. Puis des rires féminins, des cris… Cette scène Monsieur Bergen la connait par cœur. Chaque semaine c’est la même histoire : Et il la plaque contre la porte, et ils s’embrassent, et voilà que madame prend les devants. Le son de la clé dans la serrure et celui de la braguette qui s’ouvre. Un râle masculin accompagnant divers succions. Tous ces sons infimes, presque imperceptibles mais si habituels… Ah la garce, qu’est-ce qu’il aimerait avoir affaire à elle lui aussi. Un bien triste veuf Monsieur Bergen, la main plongée dans son caleçon, écoutant aux murs pour alimenter une imagination ramollie par l’âge. Tiens, voilà que les choses s’accélèrent, elle n’a pas perdu de temps cette fois ! A moins que… Pour la première fois le vieillard doute, son ouïe l’abandonnerait-elle ? Ce martèlement sauvage, insupportable mais si excitant, il le reconnaitrait entre mille. Pourtant il hésite, serait-ce simplement quelqu’un qui monte à ...