1. Le slow


    Datte: 17/09/2020, Catégories: fh, jeunes, fête, école, amour, Oral pénétratio, mélo, nostalgie, humour, amourdram, prememois,

    ... feu, l’ébullition de notre esprit et la chaleur moite dans laquelle on baignait, un long frisson est parti en cascade de ma nuque vers mes reins, et j’ai aussi fredonné la fin de la chanson rien que pour Mélanie. — ’Cause I love you… Yes I love you… Oh how I love you… Oh how I love you… On s’est immobilisés, soudés l’un à l’autre, avec les dernières notes de ce slow volcanique. Nos joues ont glissé lentement jusqu’à ce que ma bouche effleure la commissure de ses lèvres et que son regard rejoigne le mien, puis nos souffles se sont mêlés et j’ai fermé les yeux pendant que tout s’embrasait sur les premières mesures deBack in the USSR. —ooOoo— Entre la Noël et le Nouvel An, nous sommes partis tous deux direction la côte et l’appartement de ses parents. Il faisait froid, mais sec, et j’avais accepté avec enthousiasme la proposition que Mélanie m’avait faite de ce séjour. — J’aime la mer du Nord en hiver. C’est tellement différent. J’avais abondé dans son sens. Les gens ignorent trop souvent les charmes incontestables exhalés par certains endroits pendant la morte-saison. Nous avons quitté le train en gare d’Oostende, et pris le tram de la côte. Une motrice crème, sans remorque, contrastant avec les longs attelages estivaux. Nous étions presque seuls dans le véhicule qui filait à belle allure le long du littoral. Mélanie portait son manteau en mouton retourné, et moi mon duffel-coat, et nous étions assis l’un contre l’autre sur la banquette, frottant nos blue-jeans au gré des ...
    ... cahots du trajet. Mélanie arborait de nouveau ses petites lunettes. Elle était un peu myope, et renonçait la plupart du temps à la coquetterie de ne pas les porter. Nous nous sommes rendus directement à Nieuwpoort, mais la journée était déjà bien avancée alors on a juste déposé nos bagages à l’appartement et mis le chauffage en marche, puis nous sommes sortis pour une balade main dans la main sur la plage déserte. Les vagues étalaient leurs rouleaux grisâtres et écumants sur le sable, et quelques rares oiseaux de mer planaient encore au-dessus de nous. Nous avons marché dans la zone de balancement des marées, dure, sombre et luisante sous les rayons rasants du soleil déclinant, et les coquillages craquaient sous nos semelles. En reprenant pied sur la digue, nous avons suivi la même impulsion, qui nous guidait vers l’estacade. Nos chaussures sonnaient sur les madriers pendant qu’on se hâtait vers l’extrémité arrondie de la construction. De l’autre côté du chenal, sa sœur jumelle longeait la plage au bas du domaine militaire de Lombardsijde, avant de s’avancer audacieusement vers le large. Appuyés au garde-fou, serrés l’un contre l’autre, cheveux au vent qui nous fouettait le visage et faisait naître de petites larmes aux coins de nos paupières, nous sommes restés immobiles de longues minutes, heureux de vivre et de contempler l’immensité marine. Nous avons fait demi-tour avant d’avoir la goutte au nez, et la nuit tombait déjà lorsque nous avons regagné l’appartement. En riant, nous ...
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