1. La robe chamarrée


    Datte: 07/08/2021, Catégories: f, fff, fplusag, jeunes, cadeau, vacances, fdomine, Voyeur / Exhib / Nudisme Masturbation init,

    ... voir, la moue de Stéphanie. Que pouvais-je faire, sinon proposer un pot sur la terrasse d’en face. Presque frustrée moi aussi. Et une idée derrière la tête. Oui, derrière la tête… m’enfin ! Suis retournée à la boutique avant le dîner. Chercher la robe. °°° Quelques heures plus tard. L’heure d’aller se faire dormir les yeux. À table, on avait tchatché jusque bien après le dessert, parlé de danse contemporaine et de la magie des ballets de Béjart. Je passe devant la cuisine en rejoignant ma chambre. La serveuse était partie, Madame Margrit rangeait ses casseroles. Margrit… ça fait désuet. Pourquoi pas Primevère ou Renoncule ? Un prénom qui devait remonter à ses origines néerlandaises d’Indonésie. Elle me regarde du haut de son mètre quatre-vingt. — Craquante, la petite, non ? lance-t-elle en souriant à la perfidie. Je souris aussi, un peu abasourdie. Que peut-on cacher à une lesbienne aguerrie ? C’est elle qui prit les devants : — Elle te plaît, hein ! Je sais qu’il y a l’intention d’aller au festival d’Aix demain soir. Ils donnent Nabucco. Pas l’air très fan d’opéra, la Stéphanie. Elle le lui avait encore dit un peu avant. De là à suggérer qu’elle reste pour lui faire découvrir sa collection de papillons z’à vapeur, il n’y avait qu’un pas. Elle n’en avait pas, bien sûr… Ou alors si peu. Les partitions en si mineur sont injouables, c’est bien connu. Sauf à quatre mains peut-être. Et avec un doigté hyper léger, ce qui ne devait pas être dans le registre de dame Margrit. ...
    ... Quoique… J’avais choisi de passer la journée seule. Besoin de recentrage, disons. Et déjà presque midi. Tout ce soleil perdu. La honte. Je n’aurais jamais dû me recoucher après le p’tit déj’. Un paréo noué à la va-vite et des sandales ajourées pour ce bout de chemin sur la Corniche, direction les Pierres-Plates. Mais là, trop de monde. Vu du haut en tout cas. Allez, je continue… toute nue à présent, le paréo dans le fourre-tout et les anses du fourre-tout sur l’épaule. Quelques quidams sur un sentier de garrigue, nus aussi comme il se doit. Un jeune un peu plus loin, immobile, les yeux baladeurs. Bandé, mais résigné. Il devait probablement s’enflammer sur tout ce qui bouge ! Je le croise, stoïque et impassible. Au loin, la navette pour Aix via Toulon, probablement. Je me prends à me demander qui pouvait être à bord. Nostalgie, un peu. Oh et puis zut ! Il y a des jours comme ça où les idées s’égarent… Tiens… une mini calanque étonnamment déserte en contrebas. Pour le moins physique, la descente entre les arbousiers et les buissons de romarin ! Un coin de sable adossé à un gros caillou tout près de l’eau. Juste assez grand pour y étaler ma serviette. Une barre de céréales et le dernier « Elle », achetés au tabac du port en passant. Que désirer de plus ? En diagonale, la lecture. L’esprit ailleurs. Les doigts qui jouent avec les poils de mon pubis avant de tourner une page. Une autre encore. Et une autre. Presque machinalement. Et puis… Bon, on peut écrire les pires insanités en y ...
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