1. Vanessa (2)


    Datte: 27/02/2018, Catégories: Trash,

    Chapitre II Vanessa eut droit à deux autres séances de kiné avant que le chirurgien qui suivait la consolidation de ses os ne vienne lui annoncer l’éventualité de sa sortie. — Mademoiselle, toutes les radios que nous avons faites hier sont très satisfaisantes et d’après le personnel, vous marchez de mieux en mieux chaque jour. — C’est vrai que ma hanche gauche est beaucoup plus mobile. — Tant mieux. Comment se passe votre traitement hormonal ? Vous le supportez bien ? — Heu, oui mais je n’ai pas encore revu le docteur Lacharme. Pour l’instant, je ne vois pas de changement. — Vous le verrez en hôpital de jour. Si je vous laisse sortir ce soir, il m’a demandé de vous fixer un rendez-vous dans son service pour lundi ou mardi soit le matin à onze heures soit le soir après dix-huit heures. — Vous allez me laisser sortir ce soir ?! — On est vendredi et il n’y a pas de sorties le samedi ou le dimanche alors si vous ne sortez pas ce soir avant dix-sept heures, ce sera lundi à quatorze heures mais je comprendrais volontiers que vous en aillez plus qu’assez d’être ici. — C’est vrai, j’en ai carrément marre, pour être très franche. J’ai envie de reprendre ma vie, de retrouver ma copine, mes parents et mes amis, de retourner à la fac… — C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est temps pour vous de nous quitter même si, sincèrement, de tous nos patients vous êtes la préférée et la coqueluche du service. — Vous avez tous été super avec moi et franchement je ne serais pas là sans ...
    ... tout ce que vous avez fait pour moi. — Non, je crois que c’est votre amie Karine qui vous a ramenée à la vie et ne me demandez pas comment parce que ce n’est pas rationnel. Quand je l’ai autorisée à rester près de vous pour la nuit vous étiez déjà cliniquement morte et d’expérience, sans plus d’assistance, je ne donnais pas plus de quelques heures à la survie de votre corps. Pour être très franc, j’envisageais déjà des prélèvements d’organes. — C’est dégueulasse, s’exclama Vanessa en faisant la moue. Vous alliez me découper en morceaux ? — Pas vraiment et, je vous le répète, vous étiez morte pour la médecine et la science. Pour nous tous, votre réveil reste un mystère absolu et je suis persuadé que c’est l’amour de Karine qui vous a ramenée. Ça n’a rien de rationnel et je n’oserais sans doute pas défendre votre cas devant une assemblée de confrères mais j’avoue avoir déjà écrit un article médical sur votre cas exceptionnel. — Si ça vous fait bander… C’est pour ça que vous m’avez dit tout ça ? — Oui. — C’était un peu inutile car j’aurais jamais lu votre article par contre ça me fait plaisir de savoir que c’est grâce à l’amour de Karine que je suis là. Qu’est-ce que je dois faire pour sortir ? Il me faut mes habits ! Où sont ceux que je portais ? — Ils ont été découpés. Est-ce que quelqu’un peut vous en amener ? Pour le reste, comme vous dépendez encore de vos parents, il faut la signature de l’un d’entre eux mais j’ai déjà appelé votre mère. Vous sortez à quatorze heures. — Mais… ...
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