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Vanessa (2)
Datte: 27/02/2018, Catégories: Trash,
... — J’ai aussi prévenu Karine si c’est ce qui vous inquiète ; elle devrait bientôt arriver. — Vous êtes vraiment trop gentil, Professeur, et je vous aime tous ! Ajouta Vanessa en regardant les internes, infirmières et aides soignantes qui se tenaient derrière lui. — Merci mademoiselle mais vous ne m’avez toujours pas dit à quel moment vous pouvez voir le professeur Lacharme. — Mardi à dix-huit heures c’est très bien ; lundi je veux reprendre la fac et je risque de ne pas être disponible, même le soir. Le groupe parti, Vanessa n’en revenait toujours pas ; elle sortait enfin. Elle avait envie de se lever et de sauter de joie bien que parfaitement capable de le faire encore. Elle s’assit quand même sur le bord de son lit et Karine entra avec un grand sac. — Karine ! S’exclama Vanessa en se levant précipitamment avant de s’étaler par terre. — Vany ! Cria Karine en lâchant le sac. Ça va ? — Oui, c’est bon… putain, quelle conne. Je m’suis quand même fait mal mais je crois qu’il n’y a rien de cassé. — Mais qu’est-ce qui t’a pris, bon sang ! Tu t’es jetée comme une malade. — J’avais envie de me jeter à ton cou. Le docteur Béranger m’a dit que c’était toi qui m’avais sauvée et je suis trop contente de sortir enfin pour te retrouver. — Sauf que si tu te casses la gueule tout le temps, tu vas te faire mal et tu vas y retourner ! Tu n’en as pas marre de l’hosto ? — Si, c’est clair ! J’en peux plus. C’est quoi ce sac ? — Des fringues. Lui répondit Karine en la relevant. Heureusement que ...
... j’étais à la bourre ce matin, du coup j’étais au fond de l’amphi et j’ai pas mis mon tel en silencieux. Alors quand le doc m’a appelée, j’ai pu m’éclipser dans le couloir et je suis tout de suite retournée chez toi prendre toutes les fringues que je pouvais. C’est que des trucs à moi sauf pour les dessous. Je t’ai pris un des deux body qu’il te reste. — T’es un véritable amour et je t’aime de tout mon cœur. — J’espère bien parce que c’est réciproque. Ça va ? Tu tiens debout ? — Tu le vois bien. C’est aux mains et aux coudes que je me suis fait mal mais ça va passer. Fais voir ce que t’as. Dit Vanessa en retirant sa chemise de nuit. Karine avait amené pratiquement tous les vêtements qu’elle avait avec elle chez les parents de Vanessa et son amie mit près d’une heure pour choisir ce qu’elle allait mettre pour sortir. Vanessa était tellement heureuse et préoccupée par sa tenue qu’elle renvoya l’aide soignante qui lui portait son repas. Elle n’arrivait pas à se décider et plusieurs pantalons, chemisiers, pulls et gilets étaient étalés sur le lit. — Il fait vraiment très froid dehors ? — On est en décembre, et il fait un froid de gueux. — Alors je vais mettre ce pull vert et ce pantalon mauve mais j’n’ai pas de chaussures. — Non, avec tes problèmes de marche les talons, mêmes petits, ne sont pas adaptés. Tu vas devoir garder tes chaussons. — Mais… Mais c’n’est pas possible ! De quoi est-ce que je vais avoir l’air ?! — Eh, la petite princesse, tu sors de l’hosto ! Pour des shoes, on ...