1. 48.2 Si loin et si près de toi


    Datte: 25/07/2019, Catégories: Entre-nous, Les hommes,

    ... à la chope de bière » aussi… il est presque deux heures du mat lorsque Elodie et moi nous nous levons pour partir… pourtant quelque chose nous retient, nous obligeant à nous rasseoir, après un échange de regards complices... les premières riffes de guitare d’une nouvelle chanson… s'il est une ballade rock que je considère comme un chef d'œuvre ultime, c'est bien celle là... nous restons jusqu'à la dernière note, jusqu'au dernier raclement de gorge du chanteur barbu... il n'y a qu'en écoutant jusqu'à la dernière seconde qu'on rend justice au chef d’œuvre qu’est « November Rain »… Le lendemain, je me réveille tout guilleret. Nous y voilà, c'est le jour M. En attendant l’heure de nous rendre à l’Earls Court, nous optons pour une tour du coté de Little Venice... j'aurais également voulu visiter le British Museum, aller voir la Pierre de Rosette... mais Elodie ne semble pas tellement décidée... On finit par flâner, sans but, à part celui de profiter sans stress des quelques heures restantes à notre disposition pour nous imprégner de la lumière de cette ville... oui, flâner et… mater… mater et commenter le bogoss, ce charmant gibier qui semble davantage de sortie aujourd’hui que la veille... C'est génial ce genre d'exercice en compagnie de ma cousine... parce que nous avons quasiment les mêmes goûts et sensibilités en matière de bogoss (à part les cheveux longs, qu’elle affectionne et que, en ce qui me concerne, je considère comme complètement anti-sexy sur un mec)... parce que ...
    ... nous kiffons les mêmes modèles de mecs, les mêmes regards, les mêmes attitudes, les mêmes tenues... parce le regard de l'un capte et attire l'attention de l'autre sur un détail qui aurait pu lui échapper... parce que nous frémissons des mêmes envies, des mêmes fantasmes, parce que nous réagissons aux mêmes dosages de testostérone... parce que nous nous surprenons à mettre des mots inédits sur les ressentis de l’autre… parce que nous nous entraînons l’un l’autre dans un délire qui pourrait durer à l’infini, tant qu’il y a matière à mater… Nous nous retrouvons ainsi assis sur un banc dans un parc à mioches, à se mettre au défi de deviner de quel jeune papa on ferait bien notre quatre heures … nous nous retrouvons à constater que 9 fois sur 10 c'est gagné... Cette complicité avec Elodie est un véritable cadeau... Oui, mater le bogoss est une activité ludique du plus haut amusement... du moins jusqu'à ce qu'un brun magnifique avec un t-shirt noir moulant à se damner, un short, une chaînette de mec et des lunettes de soleil ne me rappelle un autre brun, dans une autre ville... et l'angoisse pour sa blessure, pour les retrouvailles me happe à nouveau... « Et si la blessure à l'épaule de Jérém était plus grave que prévu… si vraiment, comme dans mon rêve, il ne pouvait plus jouer au rugby ? » je lance à brûle pourpoint en mettant fin de ce fait à notre petit jeu. « Arrête un peu de te tarauder l'esprit... Thibault t'a dit que le médecin était optimiste... et puis, si vraiment ça te ...
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