Sarabande à Sarlat...
Datte: 28/07/2019,
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Série estivale, de portraits, de cartes postales, piqués sur les plages de France et quelques lieux de villégiature estivale. Portraits de femmes et d’hommes à qui, sous prétexte que c’est l’été et qu’ils sont en vacances, tout semble être permis… L’été, propice à toutes les rencontres, toutes les opportunités, toutes les excentricités ? Bon nombre d’entre nous en a entendu parlé, mais très peu les vivent. Jamais là au bon moment, au bon endroit ! Et vous découvrez, souvent après coup, que vous êtes passés à côté de ce qu’il fallait voir, car vous n’en n’étiez pas loin… Et cela pourrait presque venir gâcher vos vacances ! Enfin, … leurs souvenirs. Alors, pour vous éviter de rentrer moroses, je vous propose quelques portraits, piqués sur le vif, sur les plages, dans quelques stations balnéaires de nos côtes ou dans quelques lieux touristiques que vous avez peut-être fréquentés … Adaptez-les à vos souvenirs et faites-les vôtres… Ils sont à vous. Sarabande à Sarlat Ou, si vous n’avez pas compris, Sarah bande à Sarlat ! Sarlat. Pays du foie gras, de la truffe, richesses gastronomiques de notre terroir, magnifique pays aux vieilles pierres jaune paille, toitures d’ardoises, rues étroites et moyenâgeuses. Hum ! Ici, mes sens olfactifs, gustatifs, tactiles sont particulièrement en alerte. Après une virée sur la côte méditerranéenne, puis au sommet de la dune du Pyla, il me semble avoir besoin d’un peu de repos. Je déambule à travers les rues tortueuses de cette bourgade où grouille ...
... une populace de touristes chamarrés et indécents, au point qu’après deux heures de cette bousculade, j’aspire au calme. Je trouve refuge dans un petit château, un peu à l’écart de la foule, hors des vieux murs de la ville. Un « castel », comme on dit dans le pays, où l’air sent les roses qui agrémentent la cour. À l’entrée, un panonceau, rédigé en anglais, en espagnol, en italien, en allemand et enfin en français (quand même), indique qu’il faut sonner pour être reçu et visiter… Après tout, ne suis-je pas là pour jouer aussi les touristes, un peu de culture dans ce monde de sexe ne me fera certainement pas de mal. Tel est mon état d’esprit au moment où j’actionne la cloche avertisseuse de l’arrivée de visiteurs. Une jeune rouquine, short très étroit et frangé, espadrilles en savates aux pieds, un tee-shirt bardé d’une énorme inscription, plus invitation qu’inscription publicitaire : « Fuck Me ! », en travers d’une généreuse poitrine, la cigarette au bec, traîne ses pieds sur le dallage plus que séculaire. Le regard mutin de ses yeux verts, son nez retroussé, elle regarde derrière moi, pour vérifier combien je suis … — Français ? Interroge-t-elle, l’accent du pays venant fleurir sa bouche aux lèvres épaisses et aux dents d’une blancheur éclatante.— Oui. On peut visiter ?— Sûr ! Vous êtes combien ?— Ben… Je suis seul.— Ah ! Dit-elle, un tantinet déçue, avec une moue qui indique que si elle avait su, elle ne se serait certainement dérangée… Mais bon, voilà…— C’est peut-être pas ...