1. Toujours mais pas tout le temps


    Datte: 29/09/2017, Catégories: fh, journal, ecriv_f,

    ... son plat préféré tranquille à la maison. Tu manges toute seule un hamburger que tu connais par cœur, le serveur te regarde même pas et tu rentres chez toi en solitaire, comme d’habitude. Je préfère cuisiner ! Dont acte. La vie n’est pas, ne doit pas être, cette partie de cartes. Pas que. Et puis cette partie ne se joue pas à la parlote. Elle se vit. Me passer mon envie de lui. Ne plus parler surtout, ne rien expliquer. S’il pense juste il passe le test. Le plaquer contre un mur, passer mes mains sous son tee-shirt, effleurer son ventre, poser la tête sur son épaule, ne surtout pas demander un baiser, les baisers, ils les donnent aux filles qu’ils aiment. Sentir sa chaleur, trouver le chemin jusqu’aux endroits qui le font frémir. — Elodie… Mi-grondeur, mi-embêté. — Chut ! Avec un sourire, même s’il ne le voit pas, il l’entend. Un léger mouvement, il se laisse aller contre le mur. Par faiblesse ? Par envie ? Je ne le saurai jamais, je veux m’en foutre, il est trop tard pour passer par le chemin que j’avais choisi, j’ai tout gâché en disant. Mes doigts remontent vers ses mamelons, caresse douce, il expire à peine plus fort, remonter son tee-shirt, l’embrasser, le mordiller, sentir les frissons sur sa peau, les suivre de la langue et des dents. Ses mains sur mes épaules, il m’éloigne de lui. — Arrête… Je le regarde, il est trop tard. — Trop tard. Ceinture, bouton de jean, le moment de la découverte, le cœur qui bat à tout rompre, ne pas penser qu’il ne m’aime pas, penser que sa ...
    ... peau est douce, que je garderai au moins ce souvenir-là. Que ma curiosité au moins sera satisfaite. Fermeture éclair, l’infime frontière du caleçon, mes mains sur lui, frémissement. Je glisse entre peau et tissu en m’appuyant contre lui, ses fesses sous mes paumes, les vêtements qui tombent. J’agrippe son tee-shirt, je recule vers le fauteuil en le tirant vers moi, je le pousse en arrière. Me laisser tomber entre ses jambes. Sa poitrine couverte d’une toison brune épaisse, toute douce, est à gémir. Voyeuse, Elodie, voyeuse ! Je n’arrive pas à en détacher le regard, je me mords les lèvres en souriant de ma propre émotion. Juste voir, mon Dieu, j’en avais tant rêvé. Je déboutonne mon chemisier, je ne peux pas le regarder, nous sommes déjà beaucoup trop loin l’un de l’autre. Trop tard. J’enlève mon soutien-gorge, je tremble de la tête aux pieds, mon Dieu, mais qu’est-ce que je suis en train de faire ? Gâcher mon doux rêve d’Eric ? Ne me laisserais-je jamais aucune illusion ? N’aurais-je jamais pitié de moi-même ? Mes mains sur ses genoux, sur ses cuisses, son ventre, je m’incline à mon inclination, son sexe sur ma joue, douceur infinie. Il ne m’aime pas. Il respire plus fort. Ma langue entame sa découverte, chaleur, odeurs musquées, je le respire et je le goûte, il soupire, à peine. Il ne m’aime pas. Je le redresse contre ma bouche et je l’embrasse, j’emplis ma bouche de lui, moi, je l’aime. Je le sens frémir, longuement, je cherche ses mains sur les accoudoirs, les pose sur mes ...