Les interstices oubliés
Datte: 30/08/2020,
Catégories:
romance,
fh,
volupté,
intermast,
Oral
pénétratio,
Le passage censuré par l’auteur, se situe après l’extrait suivant : (…) Julien était extrêmement déconcerté par de l’état presque désespéré où il avait mis ses affaires. Rien cependant ne l’eût plus embarrassé que le succès. Lorsqu’on se sépara à minuit, son pessimisme lui fit croire qu’il jouissait du mépris de Mme Derville, et que probablement, il n’était guère mieux avec Mme de Rênal. De fort mauvaise humeur et très humilié, Julien ne dormit point. Il était à mille lieues de renoncer à toute feinte, à tout projet, et de vivre au jour le jour avec Mme de Rênal, en se contentant comme un enfant du bonheur qu’apporterait chaque journée. Il se fatigua le cerveau à inventer des manœuvres savantes, un instant après, il les trouvait absurdes ; il était en un mot fort malheureux, quand deux heures sonnèrent à l’horloge du château. Ce bruit le réveilla comme le chant du coq réveilla Saint Pierre. Il se vit au moment le plus pénible. Il n’avait plus songé à sa proposition impertinente depuis qu’il l’avait faite ; elle avait été si mal reçue ! « Je lui ai dit que j’irais chez elle à deux heures, se dit-il en se levant, je puis être inexpérimenté et grossier comme il appartient au fils d’un paysan. Mme Derville me l’a fait assez entendre, mais du moins, je ne serai pas faible. » Julien avait raison de s’applaudir de son courage, jamais il ne s’était imposé une contrainte plus pénible. En ouvrant sa porte, il était tellement tremblant que ses genoux se dérobaient sous lui, et il fut ...
... forcé de s’appuyer contre le mur. Il était sans souliers. Il alla écouter à la porte de M. de Rênal, dont il put distinguer le ronflement. Il en fut désolé. Il n’y avait donc plus de prétexte pour ne pas aller chez elle. Mais grand Dieu ! Qu’y ferait-il ? Il n’avait aucun projet, et en aurait-il eu, il se sentait tellement troublé qu’il eût été hors d’état de les suivre. Enfin, souffrant mille fois plus que s’il eût marché à la mort, il entra dans le petit corridor qui menait à la chambre de Mme de Rênal. Il ouvrit la porte d’une main tremblante et en faisant un bruit effroyable. Il y avait de la lumière, une veilleuse brûlait sous la cheminée : il ne s’attendait pas à ce nouveau malheur. En le voyant entrer, Mme de Rênal se jeta vivement hors du lit. — Malheureux ! s’écria-t-elle. Il y eut un peu de désordre. Julien oublia ses vains projets et revint à son rôle naturel : ne pas plaire à une femme si charmante lui parut le plus grand des malheurs. Il ne répondit à ses reproches qu’en se jetant à ses pieds, en embrassant ses genoux. Comme elle lui parlait avec une extrême dureté, il fondit en larmes. Mme de Rênal resta sans voix. La vision de Julien, à genoux, pieds nus, lui enserrant les genoux et sanglotant comme un enfant, l’émut plus qu’elle n’aurait su le dire. — Monsieur, lui dit-elle en chuchotant sur un ton plus doux mais encore sévère, est-ce que par hasard vous désireriez ma perte ?— Ah ! Madame, répondit Julien entre deux sanglots, je préférerais mourir à l’instant ...