1. Le métro parisien (1)


    Datte: 03/02/2018, Catégories: Divers,

    Voisines, voisins... deux termes qui définissent finalement Madame et Monsieur tout le monde. Nous en avons tous, mais sommes aussi finalement tous des voisines, des voisins. J’avoue, est-ce sacrilège ? En avoir aimé certains, détestés d’autres, sans vraies raisons. Simplement parce que leurs « gueules » avaient ou non l’heur de me plaire. Un délit de faciès bien commun me direz-vous. Alors des voisins, parce que je suis plutôt axée sur les hommes, m’ont souvent fait des sourires auxquels j’ai répondu ou pas, en fonction de mes aspirations du moment, en fonction aussi parfois de mon degré d’attirance pour eux. Bien entendu une risette à celui-ci ou à celui-là n’engageait jamais vraiment à aller plus loin dans la connaissance de ces messieurs. Je dois dire également que parfois j’aurais bien poussé le vice à les taquiner un peu, mais que j’ai toujours eu peur. La trouille d’abord qu’ils soient mariés et que leurs moitiés m’arrachent les yeux, puis aussi peut-être par respect pour mon compagnon qui doit sans doute de son côté, lorgner sur les épouses de ces mêmes rencontres éphémères. Alors je n’ai jamais tenté de faire ce premier pas, et il m’en a pourtant couté de rester sage ! Enfin combien de fois, sous la douche, mes doigts sont-ils allés là où j’aurais aimé toute autre chose, venant de ces croisements de hasard faits sur un trottoir ou devant la porte d’entrée d’un de ces fantômes d’un instant ? Alors cette histoire que je vais vous narrer ici, est-elle vraie, ...
    ... l’aurais-je rêvée dans un de ces instants de folies qui peuvent traverser de temps à autre l’esprit vicieux d’une femme de quarante-cinq-ans ? Je vous laisse le choix de croire ou pas ce qui va suivre... — oooOOooo — Courir avec des talons n’est pas chose aisée. Les couloirs du métro parisien sont d’une longueur effrayante quand en plus, la jupe que l’on porte est plutôt serrée au-dessus des genoux. Le souffle me manque déjà, le sport n’est pas mon fort. Pourquoi diable Cécile, mon amie réside-t-elle à Paris ? Et aujourd’hui, impossible de circuler, de rouler en voiture dans cette ville, mes plaques sont paires et bingo, la circulation alternée dans Paris intra-muros m’oblige à jouer au rat. Maudite pollution et ses contraintes ! La rame est en vue et le quai est noir de monde. En voilà des voisins et des voisines pour un aller simple à Grenelle dans le quinzième arrondissement. Quelle idée Cécile de m’avoir invitée aujourd’hui et surtout d’habiter... bon ça va, je vais faire contre mauvaise fortune bon cœur. J’arrive de Montparnasse et je désire me diriger vers la Motte Picquet-Grenelle. Facile comme bonjour quoi ! Essoufflée, crevée, je vois cette marée humaine qui se presse dès l’ouverture automatique des portes. Je suis happée par ce flux qui s’engouffre dans les voitures. Évidemment, pas de place pour m’assoir, on m’y reprendra à prendre le métro à une heure de pointe. En plus l’odeur est infecte, autant sur les quais que dans la rame. Une voix nasillarde annonce la fermeture des ...
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