1. Le métro parisien (1)


    Datte: 03/02/2018, Catégories: Divers,

    ... portes avec les précautions d’usage et la chenille se met en route. Debout, accrochée comme je peux après ce que je trouve, je suis ballotée depuis cinq minutes déjà. Une autre station se profile à l’horizon et je songe un court instant que je vais enfin respirer plus librement. Et bien c’est raté, peu de monde descend, mais beaucoup montent et je suis serrée comme une sardine dans une boite. Je n’ose pas bouger la main avec laquelle je me tiens ancrée à une barre chromée, ni mon corps de peur d’être encore plus tassée. Cette fois un type devant moi me regarde, presque gêné de me comprimer contre la personne qui est derrière moi. Et je n’ai d’autre choix que de supporter ces deux voisins bien encombrants. Les stations ne défilent pas assez vite à mon gout. Le type devant... je sens son parfum ? À moins que ce ne soit celui de celui qui me colle dans le dos ? Je n’en sais rien finalement. Le souffle par contre qui me court sur la nuque ne peut provenir que de celui qui se frotte contre mon derrière. Et je deviens bouchon, ballotée de plus belle par la machine qui se lance, freine repart. Le voisin dans mes reins me serre de plus en plus ou c’est moi qui ne peux plus bouger vraiment. Mon ventre est en contact avec celui du mec qui ne me quitte pas des yeux. Je devine même une sorte de rictus sur ses lèvres. La situation semble l’amuser, mais moi beaucoup moins ! nxhnuud Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que... oui, quelque chose a touché mes fesses. L’autre ...
    ... zigoto que je ne vois pas, mais qui me souffle dans la nuque, m’aurait-il... ? Non je n’y crois pas ! Ce n’est pas possible cela. Et pourtant de nouveau cette sensation. Je ne peux, je n’ose pas lâcher mon point d’ancrage. Je n’arrive pas non plus à jeter un regard sur le côté. Et cette fois j’en suis certaine, une main m’a vraiment touchée. Le boucan fait par la rame qui roule, les gens qui bavardent partout, rien ne me permet de crier et puis qui m’entendrait ? Mon esprit s’est bloqué et du coup, j’en oublie de respirer. Ce n’est pas possible, il ne va tout de même pas me... mais bon sang ! Cette fois, c’est contre mon ventre que ce voisin trop proche... et j’avoue qu’il bande fortement. Au point que sa barre à lui se presse contre mon entrejambe sans que je n’arrive à me dégager. Mais dans mon dos, voisin que fais-tu ? La patte qui frôle le tissu ne se contente pas de cela. J’ai l’ahurissante idée qu’elle se meut le long de mes cuisses, et qu’elle grimpe toute seule. Toute seule ? Pas vraiment, le bras qui lui donne de l’élan appartient bien à quelqu’un ! Ce salaud ! Et comme je cherche à fuir cette paluche qui visiblement ne va pas arrêter sa progression, je suis tentée d’avancer le bassin. Résultat, me voici projetée sur... l’objet raide de l’autre qui me fixe avec une étincelle dans les prunelles. Je ne sais pas, ne cherche pas vraiment à distinguer s’il est beau ou pas, mais je ne lâche plus non plus son regard. Et ce foutu serpent qui rampe sous ma jupe, bon sang, elle ...