1. Le voyage


    Datte: 10/02/2018, Catégories: fh, volupté, cérébral, conte,

    ... Cet instant d’inattention me joue un tour, ma compagne d’un soir en profitant pour se faufiler hors de mon étreinte. — Mais tu es complètement fou, c’est quoi c’t’histoire? En s’enfuyant vers la cuisine, elle trottine d’un petit pas de souris affolée qui m’amuse. En deux enjambées, je l’ai rejointe. Dressée face à moi, elle m’interroge du regard. Pas d’appréhension, plutôt un total étonnement. Quant à moi, je me sens l’esprit joueur comme jamais. Je l’observe. Dans sa fuite, sa robe de chambre s’est totalement ouverte sur un corps miniature. Poitrine menue, taille menue, jambes menues, la belle est encore plus minuscule que je l’imaginais. Un mètre cinquante, quarante-cinq kilos, peut-être moins. Le tout manque de rondeurs, à mon goût, mais il est joliment proportionné. C’est peut-être un échantillon gratuit?… Je pouffe. — Qu’est-ce qui t’amuse comme ça? Mon échantillon, justement, ne comprend pas ce qui se passe. Elle me voit rire sans raison, elle ne sait pas si elle aussi doit rire ou plutôt se fâcher. Il est temps que je l’éclaire un peu. Je la prends par la taille et la soulève comme un fétu de paille. Fichtre, je m’étonne ! C’est vrai, je me souviens. L’homme qui ’’m’héberge’’ est du genre balourd, mais costaud. Moi qui suis plutôt grand et sec, ça me change. Du coup, ce soir, je dois faire le double de ma proie et elle agite ses membres au-dessus de moi sans grande conséquence. — Tu es fou et ivre, je ne vois que ça! Son regard pourrait paraître courroucé, mais il me ...
    ... semble que sa voix trahit une pointe d’amusement. Ça tombe bien, moi aussi, j’ai envie de m’amuser. D’un geste, je fais pivoter mon petit colis, faisant apparaître les jambes affolées et la culotte devant mes yeux. J’arrête là la roue de la fortune et, du bras droit, j’enserre petite Marie qui se débat, tête en bas. De l’autre main et avec quelque peine toutefois, j’extirpe la culotte des jambes qui s’agitent. — Mais qu’est-ce que tu fais? Si vraiment elle n’a aucune idée de ce que je vais faire, c’est que son mari est une bien mauvaise langue ! Déjà qu’il a une tête d’ours mal léché, serait-il aussi un mauvais lécheur? Dans les bras de papa ours, le petit poisson frétille un peu trop à mon goût. Je remarque devant moi la grande fenêtre qui donne sur la rue, soyons fou totalement. Je plaque Marie, cuisses et fesses contre la paroi vitrée. — Aïe, mais c’est glacé ! Georges, vas-tu cesser, à la fin? Georges ! Un peu vieillot, ce prénom, mais bon, je n’ai pas le choix. Pour toute réponse, je colle ma bouche sur son entrejambe, amusé de voir au second plan les fenêtres de l’immeuble d’en face. Aucune lumière, les banlieusards ne sont pas encore rentrés… ou bien, masqués dans la pénombre de leurs appartements, ils s’en mettent plein les yeux! …Et moi, plein les narines et plein la langue. Ah que ça sent bon, une femme après la douche! Je me perds dans cette toison ma foi bien fournie et oui, là, je m’enivre. Le jeu ajoute à l’excitation et Marie aussi est excitée, elle ne pourra ...
«1...345...12»