1. Just a gigolo...


    Datte: 15/02/2018, Catégories: f, fh, fplusag, prost, volupté, ecriv_f,

    ... était vide. Tout ce flot de paroles me donnait soif. Aimablement, il me servait parcimonieusement du vin et je le remerciais mentalement de ne pas me pousser à la consommation. J’éprouvais une immense sensation de libération, heureuse de pouvoir m’épancher auprès d’une oreille bienveillante qui m’écoutait, qui prenait en considération mes problèmes. Je m’attendrissais sur mon sort et plus la soirée avançait, plus je le voyais comme mon unique planche de salut. J’affichai un malheureux sourire. — Alors, Docteur, quel est votre diagnostic?— Vous avez besoin de tendresse et d’affection, plus peut-être…— Quittons cet endroit… J’ai besoin d’intimité… J’ai besoin de me retrouver seule avec vous…— Vous voulez que nous prenions une chambre?— Je ne sais pas encore… Allons ailleurs… Dehors la nuit était tombée, l’air frais me fit du bien. Il héla un taxi et demanda à ce nous soyons déposés à l’Hôtel Concorde. Au plus profond de la banquette arrière, je me lovai contre son épaule. J’avais envie qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me serre passionnément. En glissant au fond du fauteuil, ma robe s’était légèrement retroussée, dévoilant mes genoux gainés de noir. — Embrassez-moi… S’il vous plaît… Embrassez-moi… Je relevai vers lui des yeux langoureux en lui tendant ma bouche. Entre mes paupières mi-closes, je vis son visage s’approcher, ses lèvres se posèrent sur les miennes. Je sentais son haleine, son odeur. Je passai ma main dans ses cheveux pour l’attirer à moi. Ma langue trouva la ...
    ... sienne et entama un voluptueux ballet. Une coulée de plaisir me parcourut l’échine. J’étais prête à m’abandonner. J’étais à sa merci. Il pouvait faire de moi ce que bon lui semblerait. Le taxi nous débarqua devant l’entrée de l’hôtel. La lumière crue du hall de réception rompit le charme. Après les formalités d’usage, l’ascenseur entreprit une montée qui me parut interminable, comme s’il fallait que nous soyons perchés au-dessus de la ville pour pouvoir nous retrouver. La chambre était aussi impersonnelle que peut l’être une chambre d’hôtel, avec son clinquant, son faux luxe, ses dorures et ses tapisseries ouvragées. Au beau milieu de la pièce trônait un lit immense, digne d’une nuit de noces. J’étais mal à l’aise et Alexandre s’en rendit compte. Il baissa l’intensité lumineuse, tira les rideaux. Ce sont les hommes, d’ordinaire, qui prennent les initiatives. J’étais décontenancée. — Voulez-vous prendre un bain? Vous mettre à l’aise? Je n’avais rien envie de tout ça, seulement qu’il me prenne dans ses bras et me serre contre lui. Alexandre devait avoir le don de lire dans mes pensées. Il posa ses mains sur mes hanches, m’attira à lui, me serra contre sa poitrine en me berçant doucement. Je m’abandonnai à la douce nonchalance qui m’envahissait. Je sentais contre mon ventre la raideur de son sexe. Il me désirait. J’étais à ses yeux sexuellement attirante, je le faisais bander. J’étais fière de cette petite victoire et l’hommage qu’il me rendait me troublait au plus profond de mon ...
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