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Les bagues de Chloé
Datte: 26/02/2018, Catégories: fh, inconnu, collection, amour, volupté, revede, init,
... elle a honte de ses manœuvres, de ses arguments utilisés, mais son métier prime sur ses sentiments personnels et elle l’aime et l’exerce avec passion, oubliant alors qu’elle aussi une femme. Alors que la mégère en colère lève le bras pour lui claquer la figure, Chloé a déjà fait un pas en arrière pour tenter de se mettre hors d’atteinte, tandis qu’une main puissante et secourable vient interrompre le geste et envoie gentiment, mais fermement, l’ancienne épouse ulcérée finir de vider sa bile plus loin. Chloé, qui tient ses yeux baissés durant ses quelques secondes, ramassée sur elle-même pour mieux se préparer à recevoir une gifle, sursaute lorsqu’une main ferme lui empoigne le bras et la tire en arrière. En un centième de seconde, elle respire le tabac blond et le vétiver et n’ose plus lever les yeux sur le « preux chevalier qui l’arrache aux griffes de la méchante sorcière ». Après avoir fait quelques pas et trouvé un recoin plus calme, l’homme se penche sur Chloé, sort un mouchoir d’un blanc immaculé et lui tend. — Peut-être voulez-vous essuyer ces quelques postillons qui ornent votre robe ? Chloé enfin lève les yeux vers son sauveur, inconnu et à l’odeur déjà si familière. — Merci ! Bredouille-t-elle. Et elle s’empare machinalement du mouchoir et sans regarder où elle frotte, essuie les quelques postillons qui auréolent le devant de sa robe d’avocate. En face d’elle, ou plus exactement, penché au-dessus d’elle, il est là ! La figure tannée par le soleil, la mâchoire ...
... volontaire, serrée, l’œil noir et velouté. Les tempes légèrement grisonnantes. Une tête de plus qu’elle, la sienne arrive juste au niveau des épaules, saillantes et qui doivent être réconfortantes, pense Chloé. Et, sans honte, lentement elle continue à détailler le journaliste. Son regard accroche sa bouche. Les lèvres bien dessinées, affichent un sourire mi moqueur, mi ironique. Quelques plis viennent embellir le visage rasé de près où une barbe drue pointe déjà ses poils rêches. Le torse, large, est enveloppé par un pull de laine, laisse échappé une douce chaleur attirante. Des jambes musclées remplissent un jean impeccable. Les boots noirs, cirés terminent de donner la touche finale d’un coureur de la Terre à cet homme aux gestes doux au milieu de cet univers bruyant et agité. Chloé a un instant d’hébétude, d’absence. Comme une sorte d’éblouissement qui la fait tituber, tandis que des bras musclés et prompts la retiennent et la maintiennent debout, un peu serrée contre le torse viril. — Voulez-vous vous asseoir ? Murmure une voix chaude et douce à son oreille.— Non, merci, ça va aller. Répond-t-elle machinalement, mais en posant sa tête sur la poitrine de l’inconnu. La sensation alors qu’elle éprouve et aussi démesurée que ses rêves de jeune fille. Là, la tête appuyée contre cette large poitrine inconnue, elle se sent bien. Heureuse. Femme. Et l’homme n’ose plus bouger. Il ne bouge plus. Contre son oreille, elle entend le souffle qui s’échappe de sa poitrine. Elle entend le cœur ...