1. On cambriole madame (1)


    Datte: 13/03/2018, Catégories: Trash,

    ... coule lentement entre ses cuisses, puis sur le cuir blanc du siège qu’il marque de trainées luisantes.Vincent regarde les filets de semence s’étirer vers le tapis sur lequel ils s’amassent en une petite flaque poisseuse. Son pénis se dresse et se raidit devant ce tableau, mais ses douleurs et son malaise sont bien trop forts pour qu’il se préoccupe de cette irrépressible érection. Revenant à elle, Stéphanie extrait avec peine son téléphone portable de la poche intérieure de son blazer, et compose un numéro. — Elizabeth ? Tu peux venir... Oui... Ils sortent d’ici... Nous t’attendons. *** La porte claque à nouveau. Une vingtaine de minutes se sont écoulées depuis le coup de fil, mais ni Stéphanie, ni Vincent n’ont bougé pendant cette attente qui leur a paru une éternité. Le bruit du claquement des talons sur le parquet précède l’entrée d’Elizabeth, leur médecin traitant, dans la salle de séjour. Elizabeth est une belle femme qui porte très bien sa cinquantaine avancée, à peine trahie par les quelques cheveux blancs qui ornent sa queue de cheval châtain. Sa mine d’ordinaire impassible et austère de docte praticien se décompose lorsqu’elle découvre le couple. Elle sait toutefois ce qu’elle a à faire et, sans la moindre hésitation, se dirige au plus vite vers Stéphanie. Vincent aurait probablement apprécié qu’on le débarrasse de ses liens, mais sa galanterie de gentilhomme s’accommode finalement de la priorité qui est donnée à l’amour de sa vie. Elizabeth dépose sa sacoche au ...
    ... pied du fauteuil et s’agenouille à côté de Stéphanie sans même prendre le temps d’enlever son trench-coat couleur crème. — Mon Dieu Stéphanie, mais que s’est-il passé ? Qui vous a fait ça ? Racontez-moi tout... La jeune femme, qui semble avoir repris du poil de la bête, se penche vers le médecin pour s’exprimer à voix basse. Vincent ne perçoit de l’échange que les exclamations effarées d’Elizabeth : "ma pauvre", "quelle horreur", "grands dieux, peut-on imaginer pareille chose"... Il croit déceler un petit sourire sur les lèvres de sa femme, mais comment pourrait-on sourire en pareilles circonstances... Elizabeth enlace les épaules de Stéphanie et, tout en continuant à écouter l’atroce confession, passe sa main dans les cheveux hirsutes malmenés par les malfrats. Dépose un baiser plein de compassion sur son front. Laisse glisser ses doigts sur sa joue, qu’elle embrasse tendrement. Puis pose ses lèvres sur celles de sa patiente. Le sang de Vincent se glace. Il s’imagine sombrer à nouveau, redevenir fou : devant ses yeux écarquillés, les deux femmes se prennent à pleine bouche, s’entredévorent en salivant. Leurs langues baveuses se cherchent et se mêlent, courent sur leurs lèvres luisantes qu’elles tentent de happer dans un désordre frénétique et bestial. La main d’Elizabeth se plaque sauvagement sur la poitrine de Stéphanie, pelotant un sein, faisant rouler le téton de l’autre entre ses doigts. Les deux furies laissent échapper gémissements et râles en signe d’abandon. Puis ...
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