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Angel'seven. I. Angela. (1)
Datte: 14/03/2018, Catégories: Divers,
... convaincre ces ânes que je n’arrive pas, moi, à décider, à suivre les bons axes ?! » « - Je peux faire des grandes choses. Vous avez senti cette chaleur vous envahir, dans tout le corps, alors que je n’avais posé que ma main sur vous ? « - Euh oui » répondit-elle un peu effrayée (« comment pouvait-il savoir ce que j’ai ressenti » se dit-elle instinctivement.) « - Et bien ça c’est peu de choses à côté de ce que je peux faire. Faites-moi confiance. » « - Mais… » Elle leva les yeux vers lui, mais plus rien. Il avait disparu. Elle fit quelques pas tout autour, cherchant à le voir… rien. « Ai-je rêvé ?» se dit-elle, « Ça n’est pas possible, je suis là, debout, dans cette rue de B., je ne me suis pas endormie. Je n’ai pourtant pas eu une hallucination, c’était trop réel. Et puis, je suis fatiguée, sans doute ; mais je n’ai jamais eu ce genre de faiblesse. » Elle rentra à son hôtel, très troublée. Cependant, elle ressentait en même temps qu’un doute déstabilisant au sujet de ce qu’elle venait de vivre une étrange sensation de bien-être, d’apaisement. Et cette fatigue bienfaisante fit qu’elle se mit au lit, une fois dans sa chambre, et s’endormit très vite, contrairement à son habitude. Le lendemain elle se réveilla en grande forme et pleine d’énergie. Rapidement la scène de la veille au soir lui revint. Elle écarta l’idée que ce se fut réellement passé, bien qu’au fond d’elle-même, elle savait bien, chronologiquement, dans sa mémoire, ça n’était pas durant la nuit qu’elle avait vécu ...
... cet épisode. Mais étant une femme rationnelle, elle préféra faire comme si cet événement venait de se dérouler au cours d’un rêve sans importance. Elle avait retrouvé sa confiance, et même au-delà. Elle mit son découragement de la veille au soir sur le compte d’une fatigue passagère, qui avait ce matin-là disparu après une nuit d’un sommeil exceptionnellement réparateur. Son esprit semblait ne plus tenir compte de l’attitude de défiance, voire de contestation, de ses collègues qu’elle avait dû essuyer lors de la réunion du soir ou la minimiser. Deux jours après avait lieu une réunion nationale avec les chefs régionaux du parti, ainsi que celui du parti allié du sud. C’est avec assurance et prestance qu’elle s’adressa à eux, tenant littéralement un discours militant, assénant avec force toute la conviction sincère qu’elle avait en ses idées. Elle ne put s’empêcher d’être étonnée de l’agrément exprimé avec enthousiasme par ses collègues, qui semblaient conquis. Des salves d’applaudissements accueillirent la fin de son discours, et mêmes quelques acclamations. Elle en rougit de plaisir. Elle allait descendre de l’estrade, quand jetant un coup œil latéral elle l’aperçut. Là-bas, non loin de la porte, debout, à l’autre extrémité, c’était lui. L’homme d’hier soir était là, revêtu de son grand manteau noir. Il la regardait. Elle vit son sourire, envoûtant, séducteur, ses dents qui brillaient. Ça n’était donc pas un rêve, elle venait de le comprendre. Mais cette pensée se mêlait aux ...