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Annabelle
Datte: 20/03/2018, Catégories: fh, jeunes, init, pénétratio, amour, grosseins, intermast,
... millième fois ! Ma volonté s’éteignait. À nouveau, je reprenais mon expression résignée qui lui était si coutumière. Elle prit place sur la canapé et éclata soudainement d’un franc rire. Une phrase débile de la télé avait suscité son hilarité… C’était un calvaire de la voir, là, assise sur le canapé, installée comme chez elle, prenant ses aises ; elle, la femme pour qui mon désir jamais satisfait me donnait le soir des tortures que je ne savais plus calmer. Et l’idée que cela me serait si simple de la posséder, puisqu’elle était là, de me noyer dans la volupté sans qu’aucun obstacle ne m’arrêta que ses yeux sévères et ma velléité souffreteuse m’angoissait au point que j’en devenais inerte sans rien dire. Allons donc, suis-je ainsi fait ? et qu’étaient devenues mes grandes résolutions ? Ce type qui fixait sa poitrine, qui avait exaspéré ma jalousie, ne me donnait-il plus tant d’alarmes ? Je repensais alors à ce sourire qu’avait eu Annabelle. Si ce malotru avait vu ce sourire, s’il avait osé dans la seconde ce qui au bout de sept mois je regardais encore comme un acte héroïque, et si Annabelle eut acquiescé à des avances si promptes, tandis que j’en étais encore à deviser sur ma stratégie, l’évidence d’un péril si réel m’éclaira comme un feu ravageur. On pouvait me souffler Annabelle d’un jour à l’autre, et cela porta à mes nerfs une secousse décisive. Annabelle avait remis sa veste et s’apprêtait à partir. Son départ si hâtif m’étonna, je lui en fis part ; en réponse, elle ...
... m’indiqua l’heure. Sans m’en rendre compte, mes réflexions avaient bien duré deux heures. Elle allait ouvrir la porte quand je l’arrêtais tout de bon. Je fis alors une chose incroyable, décidée dans l’urgence, mais qui répondait à tous mes vœux. Je serrais Annabelle contre moi. Etonnée sans doute, mais sans marquer une surprise trop grande, elle n’opposa aucune résistance. Dans la crainte subite de la perdre, mes bras l’enserraient plus fortement encore et malgré l’obstacle de son chandail, je sentais contre mon torse la douce pression des seins plantureux. Poitrine opulente, montagnes magiques à la cime desquelles le temps n’existe plus ! Heureuse providence qu’elle n’eut pas encore boutonné sa veste ! C’était déjà un enchantement que cette étroite intimité. Mes mains n’osaient descendre trop bas, je caressais son dos en sentant sous mes doigts la fine attache du soutien-gorge… Dire que si peu de chose me séparait du bonheur ! Hélas, il en est de trop court qu’on ne peut soi-même prolonger sans toucher à une réalité défectueuse et qui aurait un effet moins favorable. Quand je lui avais fait sentir l’intensité de mon désir, - désir qui s’était toujours caché devant elle, mais qui, pour la première fois, se manifestait dans toute sa virulence, - je voulais arriver immédiatement à cette possession complète et libératrice qui m’aurait enfin garanti de ma torpeur. Par sa réaction, lente mais décidée, il n’en était pas question. Annabelle, doucement, s’écarta, et se libéra de l’étau ...