1. Annabelle


    Datte: 20/03/2018, Catégories: fh, jeunes, init, pénétratio, amour, grosseins, intermast,

    ... de mes bras. — Tu vois bien que ce n’était pas si difficile ! Et sa voix, loin d’avoir ce ton de reproche que je craignais, souscrivait, sans encore y consentir, à l’ardeur de ma flamme. Comme un chevalier à la conquête de son royaume n’attend plus que l’aval de sa belle pour monter au sommet de la gloire, j’attendais, moi, le couronnement de ma félicité. Car dans ces quelques mots, au sens desquels je pouvais voir une promesse, retentissait le triomphe du preux ! La belle avait clairement désignée son champion. Le sommeil qui suit un moment pareil est très agité. Je n’arrivais pas à dormir, j’avais matière à tourner et retourner en tout sens cette journée, et chaque fois j’y voyais l’attente de la volupté. Je me levais, allais sur le pas de ma porte… bon sang, c’était là ! Je revoyais cette brève étreinte et le moment qui s’ensuivit. Pourquoi n’avais-je pas raccompagné Annabelle ? Ah oui, il m’en souvint à présent : elle avait refusé, prétextant une course… la belle excuse ! Car enfin, si j’avais pu faire une trotte avec elle, encore échauffé de la pression de sa poitrine, j’aurai pu, profitant de l’élan que m’avait donné mon audace, obtenir sur le champ la victoire, au lieu que dans la fuite, elle pouvait réfléchir, se dérober pour m’imposer des délais… C’était mon explication. Je la retrouvais le lendemain, comme à mon habitude; elle marqua néanmoins une hésitation avant de venir chez moi, mais cette réticence était presque un assentiment, et en insistant un peu plus, ...
    ... elle consentit, avec la réserve de ne pas rester trop tard. J’avais décidé cette fois d’être plus entreprenant. Cela se traduisit par une approche progressive, presque martial. Tandis qu’elle était assise à l’extrémité du canapé, et moi à l’autre bout, d’une voix toujours timide mais qui s’affirmait… je parlais de la pluie. Ce sujet, plus anodin qu’une déclaration trop ouverte, me donnait de l’assurance ; et je gagnais centimètre par centimètre, la distance qui me séparait de ses rondeurs affriolantes. C’est ainsi que les nuages amoncelés, me permirent de goûter pour la première fois à ses lèvres pulpeuses, à mêler nos salives, nos langues, et mes mains se promenèrent sur ses hanches, pour remonter vers ses merveilles montagneuses, délice de la plus haute plaine. Quand je commençais à les palper, elle m’arrêta avec la même autorité que la veille, prétextant cette fois qu’il était trop tôt, qu’elle n’était pas encore prête. Sacredioux ! Mordioux ! mille tonnerres !… Trop tôt ? Résigné, je montrais le visage le plus triste ; ce que voyant, pour se faire pardonner, elle me gratifia du plus noueux des baisés. Nos langues s’enroulaient, nos lèvres s’entrechoquaient, se dévoraient tandis qu’à nouveau mes mains cherchaient les seins merveilleux; enfin jugeant que cela devenait périlleux pour elle, puisque ce baiser pouvait faire fondre ses défenses, elle se déroba une nouvelle fois. Et ce fut bel et bien finit. Cependant, à force de dévouement, je finis par obtenir un triomphe complet. ...
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