1. L'appel d'offres


    Datte: 21/07/2017, Catégories: fh, fhh, hplusag, extracon, Collègues / Travail fsoumise, facial, Oral fist, double, fsodo, ecriv_f,

    ... l’établissement. Son chauffeur descend et m’ouvre la portière arrière. Michel m’accueille avec, comme toujours, un grand sourire aux lèvres. Je m’installe dans le confortable siège en cuir, le contact de la matière à la fois ferme et soyeuse électrise le bas de mes mollets à nu. — Je suis ravi que vous vous soyez rendue disponible pour ce dîner, Christine, j’espère être digne de cette confiance. Une nouvelle fois il se dégage de cette phrase la maturité et l’assurance du prédateur chevronné ; je tente de garder consistance et me tourne vers lui. — J’apprécie la qualité de nos rapports professionnels, Michel. Ma réponse a l’air de l’amuser follement, il sourit, après réflexion ma légère insistance sur le mot professionnel a quelque chose de ridicule. — La proximité avec ses collaborateurs est à la base de notre métier, vous le savez mieux que quiconque au sein de votre équipe, Christine. (un ange passe) Je rougis violemment. J’ai en effet eu une très courte aventure avec un membre de mon équipe en début d’année, rien de très important ni pour moi, ni pour lui. Je peste intérieurement ; comment a t-il pu être informé de cela autrement que par l’intéressé lui-même. Du coup, mon numéro de femme hyper-professionnelle séparant le travail et le plaisir prend un tour grotesque. — Dissocier le professionnel et la vie sociale est parfois difficile dans nos métiers, qu’en pensez-vous ? Je ne pense plus à rien, je suis tassée dans mon fauteuil comme une petite fille. — Oui, c’est vrai. ...
    ... Il attrape une cigarette dans le vide-poche central qui sépare nos deux sièges, sa main a effleuré ma cuisse, une tension électrique me parcourt l’échine et renforce mon impression de malaise. Heureusement, la voiture ralentit, et nous entrons dans un petit porche intérieur où figure l’inscription du restaurant. Michel congédie son chauffeur. Nous sommes curieusement accueillis dans ce qui semble être un établissement très simple et très intimiste, les lumières tamisées accentuent encore l’atmosphère et je note la sobriété des tables et de la décoration ibérique. — Je vous en prie. Il m’a invitée à m’asseoir en tirant la chaise à moi, sans manquer d’accompagner son geste d’une main légère sur mes hanches. Nouveau frisson. Nouveau malaise. — J’aime ce lieu pour sa simplicité, sa discrétion, c’est loin de toutes les brasseries banales où nous sommes contraints d’organiser les déjeuners professionnels, il y a ici un caractère plus intime, plus personnel, vous aimez ? Je tente de reprendre un peu contenance, mes résistances vis à vis de cet homme sont déjà ébranlées au bout de 10 minutes. Que fais-je là à sa table un vendredi soir ? Pourquoi ne suis-je pas gentiment rentrée chez moi devant la télé ? Pourquoi me suis-je si facilement fait manipuler ? — Je ne parviens pas à vous intéresser, Christine ? Je suis sortie de ma réflexion par cette question directe. Il a fixé ses grands yeux bleus sur moi. — Bien sûr, excusez-moi, j’avais un instant la tête ailleurs.— Je ne vous trouble ...
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