1. C'est la burrrle, c'est la tourrrmente !


    Datte: 19/07/2019, Catégories: fh, extracon, Collègues / Travail campagne, froid, voyage, Oral pénétratio, glaçon, bougie, humour, aventure, occasion,

    — Quelle mouche m’a piquée pour accepter de venir ici ! C’est de ta faute aussi.— Mais j’y suis pour rien, moi.— Tu aurais dû refuser ; si tu avais refusé, je ne serais pas venue, c’est tout. Je sais, je fais preuve de mauvaise foi. Je m’énerve de plus en plus, et s’énerver dans ces conditions n’est jamais très prudent, mais je ne me referais pas, je possède un caractère impulsif, soupe au lait comme dirait mon mari. Malheureusement, ce qui doit arriver arrive, je fais un écart et plante la voiture dans un mur de neige. Mon patron, très contrarié, me convoque dans son bureau le mercredi midi. J’y retrouve Régis Cardestin, un collègue de la boîte chargé du pôle achats. — Régis, Marilyne, nous sommes dans la merde.— Que se passe-t-il encore ? L’histoire de cette entreprise ressemble à un joli conte de fées. Tout avait commencé par une charcuterie tenue par la grand-mère du patron actuel. Au fil des ans, elle se développa pour devenir de nos jours une prospère boutique en ligne. Ce que nous nommons entre nous, non sans humour, unetarte-up. Nous vendons bien évidemment de la charcuterie, mais aussi des foies gras, des plats cuisinés – bœuf, agneau, volailles, et même gibier – fromages, bonbons et biscuits, vins, alcools forts et apéritifs, ou encore des poissons et fruits de mer.Toutpourleplaisir.com est devenu une référence sur le net quant à la gastronomie de luxe bio d’origine française. La maison mère se trouve à Lyon. Je travaille à la maison mère. — Il nous arrive une ...
    ... tuile de compétition ! nous annonce notre boss.— Quoi donc ? demanda Régis.— Nos fournisseurs traditionnels nous lâchent, et ce juste avant les fêtes de fin d’année. Jamais l’entreprise n’a eu à affronter une telle crise : plus de viande, plus de fromages, et surtout plus de foie gras. Nous ne pourrons pas fournir l’ensemble de nos clients.— Pourquoi ?— Grippe aviaire d’un côté, concurrence déloyale de l’autre : notre approvisionnement se tarit, disparaît, s’évanouit, part en fumée. Il se lance parfois dans de grandes envolées lyriques. — Nous n’aurons jamais le temps de trouver des fournisseurs à temps.— Peut-être que si, et c’est pourquoi vous êtes là. Nous le regardons tous deux, impatients de connaître la suite. — J’ai déniché un coin de France où nous pourrons trouver notre bonheur : la Margeride et les monts du Vivarais.— Ah ! C’est où ?— Près d’ici : Haute-Loire, Lozère, Ardèche. J’y ai trouvé des producteurs de foie gras, de viandes de bœuf, d’agneau, de canard, de fromages de chèvre, de brebis, de vache, et même de chamelle ! Des légumes comme des cardons ou des courges. Et bio, s’il vous plaît.— C’est bien, mais que voulez-vous que l’on fasse ? questionne Régis.— Que vous alliez évaluer ces produits, signer des contrats et nous approvisionner… de suite !— De suite ? m’écrié-je.— Chantez foies gras, résonnez biquettes ! Demain, première heure, je veux vous voir partir. Vous resterez là-bas une semaine. J’ai trouvé des hôtels encore ouverts. Revenez le carnet de commandes ...
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