1. Réconfort & vieilles dentelles VI. Les escarpins rouges (2)


    Datte: 21/03/2020, Catégories: Hétéro

    ... faire, je l’aurais vendue et j’aurais acheté plus petit. Mais j’aime cette maison, je m’y suis attaché, et son entretien, les travaux nécessaires ne me font pas peur. Etant seul à y vivre, je ne salis pas, je n’abîme pas ; je pars travailler le matin, je rentre le soir... Reste l’entretien à cause de l’usure : c’est une vieille maison. — Oui en effet. » J’avais pris son geste comme une petite victoire, en tout cas ça me donnait du baume au cœur. Sentir sa jolie petite main pleine de gros bijoux en or posée quelques secondes sur la mienne m’avait regonflé à bloc, j’avais eu l’impression de recevoir un ballon d’oxygène : je relevais la tête, je retrouvais une belle assurance, un sentiment d’espérance inégalé, car je commençais à me dire que baiser cette jolie petite femme n’était peut-être pas finalement utopique, mais dans le domaine du possible, du réalisable, et pouvoir l’empaler sur ma queue était peut-être à ma portée. D’autant qu’elle savait à présent que j’étais veuf et seul, et si jamais j’avais une petite chance de lui plaire, elle savait également que j’étais disponible et facilement accessible, même si elle ne savait pas ce qui se tramait dans ma tête. (On sait bien, cependant, que pour beaucoup de choses, et en particulier ces choses-là, les femmes ont comme un sixième sens.) J’avais eu l’impression, dès le début, que je ne la laissais pas indifférente, même si je n’étais pas certains que ses manières et son amabilité fussent seulement purement commerciales, ou s’il y avait alors quelque chose de plus. J’étais maintenant déterminé à le savoir, de toute façon, et je n’avais rien à perdre : qu’est-ce que je risquais ? (A suivre...) 1 : lire : Réconfort et vieilles dentelles. Marcia.
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