1. Le choix de la Marhashka


    Datte: 04/09/2020, Catégories: fh, Oral pénétratio, conte, ecriv_f,

    ... pénétra. Il fit longuement coulisser son sexe en elle, lui arrachant des soupirs, de petits cris. Il adapta ses mouvements à son plaisir, la faisant se tordre sous lui. Dans sa jouissance, elle lui enfonça les ongles dans la peau. Il donna alors un autre rythme, et se répandit en elle. Le petit matin les prit alors qu’ils dormaient, enlacés l’un à l’autre. Il eut un geste pour la retenir, un geste qui retomba, une simple prière. Sur la place de la Mahari, la foule était grande. Il y avait là des gens venant de tous les coins des Trois Provinces, venus pour apprendre qui serait le mari de la nouvelle Marha, gouverneur de la contrée. La Marhashka, parée des vêtements rituels, et précédée du porte-parole, parut. Elle regarda longuement la foule, et parla. Sa voix s’éleva, claire. — Peuple des Trois Provinces, j’ai longuement réfléchi avant de prendre un époux. Mon choix aura de l’influence sur ma propre vie, bien sur, et c’est pourquoi aucune fille ne le ferait à la légère. Il y eut quelques rires, vite étouffés. — Mais surtout, mon choix vous engage, tous. Car je ne choisis pas seulement un homme, mais celui qui va gouverner. Un frémissement se propagea dans la foule. — Aussi ai-je mûrement réfléchi, et j’ai pris soin d’étudier chaque candidat de valeur. J’ai d’abord pensé à Morak. Celui-ci se campa sur ses jambes, dans une attitude martiale. Il y eut quelques sifflets approbateurs. — Morak est fier, brave et fort, c’est un chasseur respecté. Mais il est habitué à vaincre ...
    ... et à combattre. Il utilise sa force, et brise la résistance. Il ne pourrait être un chef juste. Le chasseur, rouge de honte, disparu dans la foule. — J’ai ensuite pensé à Badiant. L’intéressé prit une posture avantageuse, et adressa quelques mots à son voisin. — Badiant est sage, il est savant, et sa logique est implacable. Mais il utilise les autres pour se mettre en valeur, en les contredisant ou en les captivant. Il attire l’attention sur lui, et ne prend chez les autres que ce qui l’intéresse. Il ne pourrait être un chef juste. Le philosophe, blême, en resta muet. — J’ai ensuite pensé à Terbin. La foule, curieuse, se tourna vers le fermier, qui se tenait au bord de la place. — Il est patient et observateur, et prend soin de chacun autour de lui. Il connaît la valeur du travail, et celle du repos. Pour moi, il sera un chef juste. La foule bruissa, murmura. Le choix de la Marhashka paraissait étrange à certains, sage à d’autres. Mais pendant qu’on débattait, la Marhashka cessait d’être la Marhashka. Terbin s’était avancé vers elle, tandis qu’on la délivrait du lourd diadème, du pectoral, de la robe cérémonielle. Elle portait en dessous une fine chemise blanche, brodée simplement, et, sous les atours cérémoniels, Terbin découvrait l’inconnue de la veille, et lui prenait la main. Autour d’eux, on conjecturait sans fin pour deviner comme la nouvelle Marha avait fait son choix. Tous les conteurs sont des menteurs, je vous le dis et je le sais. Mais essayez, si vous l’osez, de ...