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Le voyage
Datte: 10/02/2018, Catégories: fh, volupté, cérébral, conte,
... l’appétit, c’est, à la rigueur, pour les nourritures terrestres de Gide, certainement pas pour sa salade, si composée soit-elle. Glissant ma main sous son tissu, la chaleur et la moiteur qui accueillent le bout de mes doigts me le confirment. — J’avais en vue d’autres agapes, si tu n’y vois pas d’inconvénient. Elle ne semble pas avoir de doute ni de réticence sur mes intentions car lorsque je me lève et que je me dirige vers la chambre, elle m’encercle de ses jambes sans hésiter et se colle à moi amoureusement. Me serais-je trompé sur ce couple et sa triste image? Sur elle, c’est certain. Elle respire l’envie, le désir, bref, l’amour. Pour lui, c’est indéchiffrable, puisque je suis si ancré dans ses pensées qu’elles disparaissent totalement. Je ne peux que tenter de contenter cette femme amoureuse. Et je ne vais pas me faire prier. En m’allongeant au-dessus de Marie, sur le lit, je ne sais pas encore comment va se passer cet échange amoureux. — Et alors?, me dis-je, ne peux-tu pas te contenter de vivre l’instant présent, sans calcul, sans objectif ? La remarque me surprend, comme un dialogue entre moi et ma conscience. C’est vrai que je suis trop attaché à vouloir toujours bien faire, perfectionniste, même dans des moments si intimes. Je sais depuis longtemps ce défaut, mais jamais encore une voix aussi présente ne m’avait apostrophé ainsi. Mon hôte qui se manifeste? Marie qui m’interpelle sans un mot? Elle a les yeux plongés dans les miens et ne se pose pas de question. Et ...
... même, elle me donne des axes de réponses explicites et concrets. Elle a déjà presque totalement ôté ma chemise puis, se redressant, assise maintenant sur moi, elle s’évertue à en faire autant de mon pantalon. Oppressant mon membre, par jeu ou par inadvertance, elle se contorsionne et arrive facilement à ses fins. Je suis nu avant d’avoir fait un geste et, son visage collé au mien, ses yeux semblent me dire : « qu’attends-tu? » Oui, c’est Marie qui me parle. Marie qui me dit en silence la hâte qu’elle a de me voir la déshabiller à son tour. Une robe de chambre qui ne tient qu’un dernier instant sur ses épaules et il ne reste bientôt qu’un soutien-gorge sur ce corps frêle. Pourquoi diable t’obstines-tu à mettre un soutien-gorge après la douche, surtout pour masquer une poitrine si menue? Pour le plaisir de l’effeuillage, mon chéri! Sans un mot, Marie me répond, Marie me guide, Marie m’invite à la découvrir avec douceur. Mes doigts tournent autour des lanières, dessinent des arabesques invisibles autour de ses courbes ténues, glissent sous les bonnets, appelant un soupir d’aise de Marie. Des petits seins valent autant que des gros lorsque le plaisir est aussi éloquent! Je me demande si une femme à la poitrine aussi minuscule prend autant de plaisir qu’une autre. J’essaye de m’imaginer une bouche sur ma propre poitrine et, alors que je gobe son sein à peine découvert, aussitôt je ressens le bonheur d’être ainsi lapé, sucé. Délicieuse et inattendue que cette impression d’apprécier ...