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Circonstances atténuantes
Datte: 12/03/2018, Catégories: fh, extracon, extraoffre, pénétratio, fsodo,
... Je m’étais imposé plusieurs tâches ce matin. J’ai fais un saut au siège pour suivre un peu l’évolution de mes affaires, puis, isolé dans mon bureau, j’ai décroché le téléphone, bien décidé à faire en sorte que mon épouse reprenne goût à la vie. J’avais décidé de téléphoner à son amant. J’avais déniché son nom et son numéro de portable sur le calepin de ma femme. Il a vite répondu et j’ai dit. — Allo, Clément ?— Oui ?— C’est Saxe, le mari de Sabine. J’ai perçu un énorme étonnement à l’autre bout du fil. — Oui ?— Vous devez êtres surpris par mon appel, qui me coûte beaucoup, mais ma femme ne va plus bien depuis le jour que vous savez.— Ah !?— Elle se meurt lentement, je suis très inquiet.— C’est une farce ?— Non, je vous assure, et j’aimerais que tout reprenne comme avant. Elle a besoin de vous. Sauvez-la : venez lui faire l’amour !— Vous vous moquez de moi, ou alors vous me tendez un piège ?— Non je vous le jure sur la tête de ma fille. Je vous en supplie, venez sauver Sabine.— Bon je veux bien vous croire.— Quand pouvez vous lui rendre visite ? Aujourd’hui est-ce possible ? Il a hésité. — Je peux me libérer de 13 heures à 15 heures cet après-midi.— Merci, vous nous sauvez ! J’ai perçu de l’étonnement à l’autre bout. Il a tenu à rajouter : — Vous m’assurez que ce n’est pas un guet-apens ?— Non ! Sauvez-la ! C’est vrai que la requête avait quelque chose d’étrange. En insistant et en m’expliquant, j’ai réussi à le convaincre. Après ça, il me fallait agir promptement. J’ai fais ...
... des courses au supermarché du coin, de quoi préparer son plat favori : une blanquette de veau, un bon Bordeaux. Le temps étant compté, je suis vite rentré me mettre à la tâche. J’ai cuisiné avec efficacité, puis j’ai dressé la table. Mon plan allait-il réussir ? Allait-elle sortir de sa torpeur ? Quand j’ai eu tout fini, je me suis rapproché avec inquiétude de la couche de ma femme. Elle n’a pas marqué le moindre mouvement, toujours prostrée, dans je-ne-sais quelle douleur. J’ai caressé ses cheveux avec douceur, et lui ai dit : — J’ai une bonne nouvelle pour toi. Elle ne réagissait pas. Alors j’ai rajouté : — Ton amant va te rendre visite cet après-midi. Je l’observais avec inquiétude. Dans un premier temps j’ai cru déceler un imperceptible mouvement de son corps. J’ai répété : — Ton amant va te rendre visite cet après midi. Le miracle s’est alors accompli. Ses yeux si longtemps clos, se sont animés. Pour la première fois depuis longtemps j’ai perçu le son de sa voix. Faible d’abord, un timide : — Clément ?— Oui, Clément, je lui ai téléphoné ce matin, et il viendra te faire l’amour cet après-midi de 13 heures à 15 heures. J’ai vu alors son visage passer de l’incrédulité puis au gré de mes explications s’illuminer. Cela m’avait fait une drôle d’impression : un mélange de jalousie et de soulagement. J’ai ajouté : — Tu as besoin de reprendre des forces. Je t’ai préparé une bonne blanquette de veau, comme tu aimes. Tu vas te lever, manger, te doucher et te faire belle pour ton ...