1. Mon enfer (7)


    Datte: 07/02/2019, Catégories: Divers,

    ... boucle des mains qui remontaient mon pull, une bouche qui embrassait tout ce qu’elle découvrait de peau, au fur et à mesure d’un déshabillage désiré. C’est instinctif ! Cette envie de faire l’amour qui me remonte à la gorge. Je suis troublée et bien plus encore par la présence du mâle qui est là. Le sent-il ? Que je suis… comment expliquer ? Que je suis chaude serait le bon terme ! S’en rend-il vraiment compte ? J’ai un appétit de sexe grandissant depuis que je suis entrée dans ce lieu qui nous a servi de nid. Je suis sans dire un mot ce grand gaillard qui m’emmène vers une autre demeure, toute proche. C’est vrai que de là, on voit une partie de mon ex maison. Le salon s’il était éclairé serait en ligne de mire de la fenêtre devant laquelle je me tiens. Lui se trouve derrière moi, à quelques centimètres. Il ne me touche pas, mais j’entends sa respiration plus ou moins régulière. Je me sens de plus en plus réceptive à sa présence. C’est dingue d’être à ce point… prête à tout pour… quel autre mot que « baiser » à employer dans cette situation ? — Tu vois ! D’ici, je vous admirais souvent… Toi et lui ! — Tu quoi ? — Je vous voyais si souvent faire… c’est vrai que vous ne cherchiez même pas à vous camoufler. En pleine lumière, votre canapé me donnait des frissons, surtout quand… enfin tu vois… — Tu… tu veux dire que tu nous regardais… faire l’amour ? — J’avoue même avoir pris un infini plaisir et être amoureux de toi depuis cette époque-là. Tu es restée la même, toujours aussi… ...
    ... belle et désirable, tu sais ! — Mais… ! — Je ne vais pas mentir, j’ai aussi acheté votre maison avec l’espoir que tu y reviendrais un jour. Et que peut-être j’aurais… ma chance alors ! — Tu nous voyais nus ? Nous ne savions même pas que tu résidais là ! Depuis bien avant ton divorce tu étais donc ici ? — Oui ! Et tu peux te vanter d’avoir enflammé mes sens toutes les fois où avec Michel… — Mais c’est dingue ça. Je vais te laisser et aller dans un hôtel… je ne voudrais pas que… — Que quoi ? Si c’est pour l’amour, c’est déjà trop tard ! Quand je t’ai revue il y a quelques jours, tout est revenu comme si c’était hier. Et je sais, j’ai vu dans les journaux aussi que… ce n’est pas toi, mais je le savais bien avant eux. Il ne s’est pas rapproché, c’est simplement moi qui ai légèrement pivoté l’ensemble de mon corps. Je lui fais face. Il est attirant, avec des yeux suppliants, des yeux remplis d’une lueur étrange qui me surprend. Je ne peux pas reculer, adossée à la tablette de la fenêtre. Loin de me dégouter, le fait de savoir qu’il jouait les voyeurs, m’a donné une envie encore plus violente. Mon ventre est en feu, mais tout se joue dans ma tête. Mon cerveau me hurle des ordres contradictoires. Tantôt : « vas-y, tu as envie de baiser » puis l’instant d’après : « mais tu ne vas quand même pas te donner à ton ex-beau-frère ! Tu ne vas pas devenir une salope qui saute sur tout ce qui porte des couilles ! » Mon Dieu que c’est compliqué cette situation. Peu à peu mon esprit dérape et je ...
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